Assises Nationales/ Un collectif des personnalités politiques comoriennes d’origine anjouanaise exige  « une représentation juste et équitable des entités » composant l’Union des Comores.

Le Collectif des personnalités politiques comoriennes d’origine anjouanaise estime qu’une représentation équitable aux Assises répondant aux principes d’unité et d’autonomie des îles est une condition et gage essentiels à leur réussite.

Le Collectif lance un appel à la communauté internationale pour un accompagnement en vue de sauvegarder la paix et la stabilité politique aux Comores et faire des Assises une vraie opportunité pour relancer le développement socio-économique des Comores.

Le Mouvement du 11 août, composé de certaines anciennes autorités politiques et de personnalités de la société civile, a lancé un appel en faveur de l’organisation d’Assises nationales en vue de faire le bilan des 42 années d’indépendance des Comores et donner une nouvelle impulsion vers un décollage socio-économique du pays.

Le Président de la République Azali Assoumani a répondu favorablement à cet appel et s’est engagé à donner son appui pour l’organisation de ces Assises. C’est ainsi qu’il a signé deux décrets N°17-099 et 17-100 /PR des 15 et 16 septembre 2017, portant respectivement organisation et création du Comité de Pilotage des Assises Nationales.

Composé de 45 membres, le format du Comité de Pilotage des Assises Nationales serait le suivant :

  • Dix (10) représentants des institutions étatiques,
  • Treize (13) représentants des partis politiques,
  • Douze (12) représentants du mouvement du 11 août,
  • Huit (8) représentants de la Société Civile dont deux (2) femmes représentant la plate- forme Entreprenariat au féminin (EFOICOM),
  • Deux (2) représentants de Maoré ;

Comme toute conférence de cette envergure et au vu des objectifs fixés : « l’examen de l’ensemble des questions clés qui pèsent sur le devenir du pays et d’impulser une nouvelle dynamique dans la conduite des affaires de l’Etat tout en respectant les principes républicains. », ces Assises se doivent d’être inclusives et souveraines.

Force est de constater que ce format ignore la configuration fédérale de notre constitution et la nécessité d’une représentation insulaire équilibrée du moment qu’il est question de l’avenir de notre archipel et du cadre institutionnel actuel, notamment du principe fondamental de la tournante.

Ces Assises ne peuvent ignorer les principes fondateurs de notre République et les aspirations légitimes des entités qui la composent et cela ne peut être possible que par une représentation juste et équitable de ces entités.

Ce format proposé provoque un déséquilibre flagrant entre le nombre de représentants de l’Union et des îles et entre les îles elles-mêmes. Or, il est évident que les principes fondamentaux de notre Constitution sont :

  1. L’unicité de l’Etat comorien, seul sujet de droit international ;
  2. L’autonomie des îles qui accorde aux habitants de chaque île le pouvoir de gérer leurs propres affaires.

Dès l’indépendance des Comores, la première constitution de 1978 a été de type fédéral. Par la suite, toutes les lois fondamentales qui se sont succédé ont toujours accordé une autonomie aux îles qui composent la République. Le caractère fédéral des Comores a été constamment reconnu comme principe fondamental et maintenu à travers toutes les constitutions successives.

Suite à la crise séparatiste de 1997, les accords de Fomboni du 17 février 2001 ont été signés par les représentants des îles, de l’Etat central, de l’Organisation de l’Unité Africaine et de la francophonie. Ils ont jeté les bases d’un nouvel ensemble comorien qui a réaffirmé avec force les principes d’unité et d’autonomie. Ainsi les accords de Fomboni stipulent en ses points 2 et 3:

  1. « APPROUVONS, par le présent accord cadre, l’organisation d’un Nouvel Ensemble Comorien, seul sujet de droit international, fondé sur le respect de l’unité nationale, de la souveraineté et de l’intangibilité des frontières des Comores telles qu’internationalement reconnues conformément à la résolution CM/Res.419(XXV) relative à l’admission des Comores à l’Organisation de l’Unité Africaine le 18 juillet 1975, et à la résolution 3385 (XXX) du 12 novembre 1975, relative à son admission à l’organisation des Nations Unies.
  2. Nous ENGAGEONS à entreprendre l’œuvre urgente de sa construction et à répondre adéquatement à la nécessité d’un partage du pouvoir entre l’Ensemble et les îles afin de permettre à ces entités de concrétiser leurs aspirations légitimes pour administrer et gérer librement leurs propres affaires. »

Dans la même optique la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, réaffirme ces principes dans son préambule :

« – garantir la poursuite d’un destin commun entre les Comoriens,

  • se doter de nouvelles institutions fondées sur l’Etat de droit, la démocratie, et respectueuses de la bonne gouvernance et garantissant un partage du pouvoir entre l’Union et les îles qui la composent, afin de permettre à celle-ci de concrétiser leurs aspirations légitimes, d’administrer, gérer librement et sans entrave leurs propres affaires et promouvoir leur développement socio-économique, »

De plus, dans ce même préambule, la Constitution proclame « la solidarité entre l’Union et les îles et entre îles elles-mêmes, » et « – l’égalité des îles en droits et en devoirs. »

C’est pourquoi le collectif des personnalités politiques comoriennes d’origine anjouanaise toutes tendances confondues appellent solennellement à une révision du format du Comité de Pilotage des Assises comme suit :

  • Le Comité de Pilotage des Assises doit être composé :
  • De la délégation de l’Union,
  • Des délégations des îles autonomes,
  • De la délégation du mouvement du 11 août,
  • De la délégation de Maoré,
  • De la délégation de la diaspora,
  • De la communauté internationale (notamment l’Union Africaine et l’Organisation Internationale de la francophonie, signataires des Accords de Fomboni);
  • Chaque délégation de l’Union et des îles autonomes doit comprendre respectivement des représentants des institutions nationales (Gouvernement et députés), insulaires (exécutif de l’île, conseil de l’île, mairies), des partis politiques, de la société civile (patronat, syndicats, ulemas, mouvement des jeunes et des femmes);
  • Chaque délégation de l’Union et des îles autonomes doit comprendre 15 membres. A cela il faut ajouter 5 représentants du mouvement du 11 août, 4 représentants de Maoré et 6 représentants de la diaspora soit au total 75 membres sans compter les représentants de la Communauté internationale.

Le Collectif des personnalités politiques comoriennes d’origine anjouanaise estime qu’une représentation équitable aux Assises répondant aux principes d’unité et d’autonomie des îles est une condition et gage essentiels à leur réussite.

Le Collectif lance un appel à la communauté internationale pour un accompagnement en vue de sauvegarder la paix et la stabilité politique aux Comores et faire des Assises une vraie opportunité pour relancer le développement socio-économique des Comores.

Ampliation :

  • Président de la République,
  • Mouvement du 11 août,
  • Gouverneurs des îles autonomes,
  • Diaspora,
  • Ambassadeurs accrédités près l’Union des Comores
  • Représentants des organismes internationaux

 

 

Moroni, le 7 Octobre 2017

COLLECTIF DES PERSONNALITES POLITIQUES

COMORIENNES D’ORIGINE ANJOUANAISE

 

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Parc National de Mohéli : Micmac autour de la désignation du directeur du site…

Par Faïssoili Abdou

Maison de la Tortue à Itsamia

Le parc national de Mohéli est paralysé depuis  le 30 juin dernier, terme du mandat du Directeur intérimaire du site. En cause : la volonté du ministre de tutelle de cet établissement public à caractère administratif (le Vice-président Moustadiroine Abdou) d’imposer un ami à la tête du Parc malgré l’avis contraire du principal bailleur du site (l’AFD).

« Il n’y a pas de directeur. Toutes les activités sont bloquées. Aucun décaissement n’est possible et même les agents ne sont pas payés depuis deux mois. Tout est paralysé », confie notre interlocuteur, très inquiet de l’avenir de cette première et unique aire marine  protégée des Comores.

Désigné depuis décembre 2016, le Directeur par intérim sortant devrait passer la main à un directeur de plein exercice avant la fin de son mandat, mais le processus de désignation de son successeur est bloqué depuis quatre mois déjà. La faute, visiblement, à la politique politicienne et égalmeent à cette manie de nos autorités politiques, à vouloir tout régenter. En effet, il semblerait que le Vice-président en charge de l’agriculture, de la pêche et de l’environnement veut absolument imposer un copain, un membre de la CRC (le parti au pouvoir). Ça rappelle un peu ce qui se passe dans les pays où règnent en maître, les partis Etats.

Le  jury constitué pour faire les choix des candidatures était sur le point de désigner  le nouveau Directeur du site parmi les trois candidatures sélectionnées à l’issu d’un appel à  candidature lancé au mois de février dernier, quand  tout s’est subitement arrêté. La Vice-présidence en charge de l’Environnement se serait imposée pour arrêter le processus lorsque le maître des lieux aurait senti que le poste allait filer à son protégé. « Le Vice-président jure de relancer le processus de recrutement, de remettre une équipe intérimaire en place », affirme notre interlocuteur. Lire la suite

Diplomatie/ Ambassade de France à Moroni: Robby JUDES sur le point de départ, une ambassadrice arrive..

Par Faïssoili Abdou

Robby JUDES, l’Ambassadeur sortant

Jacqueline Bassa-Mazzoni, la nouvelle ambassadrice

Par un décret signé le 12 septembre dernier, Emmanuel Macron, le président français a nommé Mme Jacqueline BASSA-MAZZONI, conseillère des affaires étrangères hors classe au poste d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de l’Union des Comores, en remplacement de M.Robby JUDES, appelé à d’autres fonctions. La nouvelle ambassadrice arrive à un moment où la France et les Comores ont décidé de renforcer leurs relations notamment à travers la récente signature d’une feuille de route censée servir de base à ce nouveau départ. Une feuille de route qui a provoqué un tollé à Mayotte, cette île comorienne sous administration française, où on dénonce les nouvelles mesures visant à alléger les conditions d’obtention du visa Balladur.

On remarquera , que pour  la première fois dans l’histoire des relations entre les deux pays ça sera, une femme qui prendra la tête de l’Ambassade de France aux Comores. Elle succède au Martiniquais Robby JUDES qui est le  premier Ultramarin ayant accédé au poste d’Ambassadeur, après Saint-John Perse aux années 1940.  Jacqueline Bassa-Mazzoni, 61 ans, a été précédemment  ambassadrice de France en Namibie (Juillet 2013 à Juin 2017). Au milieu des années 90, cette diplomate française a également occupé le poste de deuxième conseillère à l’Ambassade de France à Madagascar. Elle n’est donc pas une étrangère à notre région.

Comoressentiel

Environnement/ La poussée de colère de l’ancien ministre Djaanfar Salim contre l’insalubrité à Mutsamudu

Djaanfar Salim Allaoui*

Dépôt sauvage d’ordures

Mutsamudu, entre Chef-lieu et Ville poubelle !!! Ceci est un cri de désespoir, un cri d’alarme pour interpeller tous les décideurs de cette ville, de cette Ile et de ce pays, de tous les horizons à plus de dignité et à plus de hauteur pour apporter des solutions pérennes à la tragédie de la collecte et du traitement des déchets. Peu m’importe ce que cela me coûtera, j’assume…

Un spectacle de désolation à couper le souffle ! Les ordures ménagères et autres détritus qui encombrent Mutsamudu et la voie publique, se composent en déchets alimentaires, en supports papiers, en emballages souillés, en des débris de vaisselle ou en des sacs plastiques.

A ce jour, on ne sait pas avec précision le poids en kilogramme d’ordures ménagères et autres encombrants générés par un habitant de Mutsamudu. Si on part sur une base de 35 mille à 40 mille habitants sur le chef-lieu, Mutsamudu, et qu’on multiplie en moyenne par 200 Kg d’ordures par habitant, je vous invite à faire le calcul du poids et le volume d’ordures ménagères, industriels, et d’encombrants de la voie publique sur une superficie limitée telle la ville de Mutsamudu…

On est en face d’une catastrophe aux allures de drame humain en plus d’être confronté, là à une vraie problématique de santé publique que cela pose pour Mutsamudu et pour l’île Etoile, Anjouan, toute entière. Notre hygiène de vie et celles des générations à venir en dépendent. Lire la suite

Commission électorale:  Djaza l’inamovible ?

Par Faïssoili Abdou

Ahmed Mohamed Djaza, président sortant de la CENI

On ne change pas une équipe qui peut faire gagner…Tel semble être le crédo du pouvoir Azali qui, selon plusieurs sources, s’apprêterait à reconduire le Docteur Ahmed Mohamed Djaza  à son poste de Président de la Ceni. Un président, pourtant,  sous le coup d’une procédure judiciaire en cours au tribunal de Moroni…

L’encre noire des rapports du juge Faiçoil Mohamed Djitihati en charge du dossier du détournement présumé des fonds à la Ceni est encore toute fraiche. Après avoir ordonné la garde à vue des membres mis en cause dans cette affaire notamment le Président, le secrétaire général et le coordinateur en charge du matériel, le magistrat les a mis en examen. Les deux premiers responsables seront ensuite mis en liberté provisoire avec obligation de pointer deux fois par mois au tribunal de Moroni. Le juge ne les empêche pas par contre de poursuivre leurs activités à la Ceni. Il en va autrement pour le Coordinateur en charge du matériel. Ce dernier, libéré récemment,  s’est vu infligé une interdiction d’entrer en contact avec  les membres de la Ceni et de se rendre au siège de l’institution. Un deux poids deux mesures.

C’est dans ce contexte singulière que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devrait se réunir ce samedi 9 septembre pour procéder au renouvellement des membres de son bureau, le mandat  de trois ans du bureau sortant étant arrivé à terme le 4 septembre dernier. D’ores et déjà une rumeur persistante prédit  que c’est  Ahmed Djaza, le président sortant de cet organe en charge des élections, qui sera reconduit à son poste. « Djaza va reprendre du service cette fois ci avec la bénédiction d’Azali », croit savoir un observateur. Une liste du prochain bureau avec à sa tête Djaza Ahmed  circule déjà sur les réseaux sociaux. On verra si elle sera confirmée ou non.. Lire la suite

Le GNEC Renové de l’ancien ministre Djaanfar Salim invite ses militants à une assemblée générale pour réfléchir sur les Assises nationales

Le secrétaire général du Gnec Renové (au centre) en plein discussion avec des membres du parti

GÉNÉRATION NOUVEL ENSEMBLE COMORIEN RÉNOVÉ (GNEC-RÉNOVÉ),communique à l’ensemble de ses membres adhérents, Militants et Sympathisants, Comités villageois et Délégués Régionaux qu’au terme des réunions périodiques hebdomadaires, Le Bureau Politique et les Coordinations Insulaires ont convenu à l’unanimité des membres présents, le Dimanche 3 Septembre 2017, la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire le Dimanche 10 Septembre 2017, pour permettre au Comité de Rédaction du parti, de soumettre à cette exceptionnelle occasion le Document devant servir de cadre de propositions et de concertation aux Assises,(DCPC), sur l’évaluation des 42 ans d’Indépendance des Comores souveraines et des 15 ans de l’Accord- Cadre de Réconciliation Nationale des Comores du 17 février 2001.
Le Bureau Politique de GNEC-RÉNOVÉ organise à l’attention de tous ses membres un Méga Voulé pour la circonstance.
Mutsamudu le 5 Septembre 2017.
Le Secrétaire général et Porte- Parole 
Djaanfar Salim Allaoui

Opinion/ Le Mouvement du 11 août, en campagne, persiste et signe…

Par Ben Ali

Face à la contestation généralisée, les mercenaires au service du Président AZALI partent en campagne dans les gouvernorats, profitant également de se faire encore un peu plus d’argent, dans la difficile mission qu’il entreprend à ses risques et périls.

A Anjouan, la délégation parle des « Assises des comoriens » que l’Etat aide à leur réalisation.
Mais pour qui se prend le Mouvement du 11? Quelle dolosion ou quelle arrogance?

Je reste sur la ligne radicale mais rationnelle de MCHINDRA ABDALLAH MCHINDRA, sur le Non aux Assises, épousée par le Front Républicain pour la Sauvegarde de l’Unité Nationale et je rappelle au Mouvement du 11 août sa lourde responsabilité dans un pays fragilisé par le séparatisme, la misère imposée par les régimes successifs et la démission de l’Etat.
Un Etat qui signe son existence dans la répression même dans les maisons de Dieu, à truquer les élections et à favoriser la corruption, la gabegie et le chauvinisme. Lire la suite