Transport aérien/Le projet Air Corail fait pschitt

Par Faïssoili Abdou

Un tigre en papier. Air Corail a été contraint de replier ses ailes face à la polémique. Le rêve comorien s’est subitement arrêté ce 1er août pour Erick Lazarus, ancien Pdg de le défunte compagnie Air Bourbon qui voudrait rebondir dans l’archipel en lançant une nouvelle compagnie aérienne battant pavillon comorien. 

Une sortie de piste.« Compte tenu de toutes les réactions négatives, voire hostiles, au lancement du projet Air Corail, les promoteurs de ce projet ont décidé de renoncer à la création et au lancement de cette compagnie aérienne comorienne ». C’est par ces quelques mots que les initiateurs  du projet Air Corail ont décidé de faire un trait sur leur ambition de lancement d’une compagnie long courrier dans l’archipel des Comores. Et pourtant, tout semblait être prêt pour le lancement de cette compagnie en gestation. Les destinations ded’Air Corail qui ambitionnait de devenir la compagnie nationale comorienne ont été dentifiés (Marseille, Plaisance, Nosy Bé et Djeddah) et le 1er novembre a été fixée comme le début d’exploitation de l’Airbus A330 de la compagnie avec un premier vol Moroni Marseille.

En effet, les initiateurs du projet, soutiennent dans leurs communiqué publié ce 1er août que « cette nouvelle compagnie long courrier entre Moroni et Marseille constituait réellement l’élément manquant pour l’ouverture et le développement de ce pays ». Ce passage fait étrangement écho à une phrase figurant dans l’autre communiqué publié ce 31 juillet à Moroni à l’issue de la rencontre entre les autorités comoriennes et les responsables d’Int’Air îles en vue du dénouement de la crise que traverse cette compagnie privée comorienne. Il est en effet mentionné que le Président Azali s’engage à « promouvoir l’émergence du secteur privé national dans le secteur du transport aérien afin d’assurer une meilleure insertion de l’Union des Comores dans la région et dans le monde ». Et si, c’était le dénouement de la crise d’Int’Air îles qui aurait découragé nos vaillants « investisseurs » à se lancer dans le ciel comorien? Lire la suite

Transport aérien : Le ciel se dégage pour Int’Air îles

Par Faissoili Abdou

Dénouement heureux dans le bras de fer Ancam et Int’Air îles.  La compagnie aérienne qui avait décidé de cesser ses activités à compter du 30 juillet à cause de « l’hostilité » de l’Anacm à son égard, va reprendre ses programmes de vol. Et ça sera, au plus tard à la fin de cette semaine. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié à Moroni à l’issue d’une « réunion technique » entre d’un côté les responsables étatiques et ceux du  secteur des transports aériens et de l’autre les représentants  d’ int’Air îles et du secteur privé comorien.  « Les parties relève la disponibilité d’Int’Air ïles de reprendre au plus tard la fin de la semaine ses programmes de vol », indique le communiqué final qui souligne « l’engagement et la totale disponibilité du Président Azali à soutenir et accompagner la société Inter îles Air dans le but de reprendre rapidement ses programmes de vol ».

Le chef de l’Etat s’est, par ailleurs, engagé à « promouvoir l’émergence du secteur privé national dans le secteur du transport aérien afin d’assurer une meilleure insertion de l’Union des Comores dans la région et dans le monde ». Lire la suite

Bras de fer Anacm-Compagnies aériennes/ Le RADHI-France dénonce une « politique anti-nationale »

C’est la première formation politique à avoir pris clairement position dans le bras de fer qui oppose, depuis une année déjà,  les compagnies aériennes (AB Aviation et Int’Air îles) et l’Aviation civile comorienne (Anacm). Dans un communiqué publié ce 30 juillet à Paris, le RADHI-France apporte  son soutien « aux investisseurs nationaux victimes des opérations du gouvernement du président Azali, ainsi qu’aux familles qui vont devoir vivre avec le chômage à partir d’aujourd’hui ». Le bureau de cette section du parti de l’ancien ministre Houmeid Msaidie appelle également « l’ensemble des partis politiques à ne pas rester muets face à une politique anti-nationale en attendant une hypothétique entrée au gouvernement, et la société civile à ne pas se laisser endormir par une aide à l’organisation d’Assises Nationales ». Dans son communiqué le RADHI-France n’y va pas avec le dos de la cuillère en fustigeant  « une politique économique qui conduit à l’échec les investisseurs nationaux », en lieu et place de l’émergence promis par le chef de l’Etat. Une politique économique, par ailleurs, responsable des « destructions d’emploi dans ces deux compagnies, 130 emplois pour la seule société INT’AIR ILES » auxquels s’ajoutent plus de 7000 emplois détruits dans la fonction publique », constate le RADHI-France. Le parti demande enfin « au président de la République et à son gouvernement de se ressaisir et de changer de cap en soutenant les opérateurs économiques au lieu de les enfoncer ». Voici l’intégralité du communiqué.

 

FÉDÉRATION RADHI-France

Radhi.france2@gmail.com

COMMUNIQUÉ

30.07.17

La société INT’AIR ILES a annoncé la cessation de ses activités à partir du 30 juillet 2017, ne pouvant faire face aux exigences inconsidérées de l’Agence Nationale pour l’Aviation et la Météorologie (ANACM). Après la mise à mort il y a quelques mois de la compagnie AB Aviation, c’est la deuxième disparition d’une compagnie aérienne comorienne depuis le retour au pouvoir du président Azali, il y a un peu plus d’un an. Et comme par hasard, on nous annonce au même moment l’arrivée d’une nouvelle compagnie qui a les faveurs du gouvernement. Lire la suite

Transport aérien/Face à l’ »hostilité » de l’Anacm, Int’air îles stoppe ses activités

Par Faïssoili Abdou

Et de deux ! En 14 mois le pouvoir Azali aura réussi la prouesse de réduire en pièces les deux seules compagnies aériennes comoriennes qui assuraient jusqu’ici la desserte dans l’archipel et dans les pays de la région.

Maudit, ciel comorien ! Six mois après AB Aviation dont, l’aviation civile comorienne a cloué ses appareils au sol et retiré la licence d’exploitation, c’est au tour d’ Int’Air îles de stopper ses activités. Dans un communiqué publié ce 28 juillet, la Direction de cette petite compagnie privée annonce la « fin de toutes ses activités à compter du 30 juillet 2017 à 17h00 ». Une décision lourde de conséquence motivée notamment  par « l’hostilité » de l’aviation civile comorienne à l’égard de cette petite société qui « s’est placée durant dix ans au service des habitants de l’archipel des Comores », rappelle le communiqué. Donc, ceux là même qui devaient protéger la compagnie comorienne seront ceux qui l’auront plombé, sans état d’âmes. Il y a quelques jours, Saiffoudine Inzoudine,  le patron d’int’Air îles avait publié un long communiqué sur les réseaux sociaux pour tirer la sonnette d’alarme devant ce qu’il a qualifié de volonté de l’Anacm de « saigner » sa compagnie. Un appel de détresse qui n’a, visiblement, pas eu d’écho auprès des autorités comoriennes alors que cette agence placée sous l’égide de Jean-Marc Heintz multiplie les mesures « hostiles » à l’encontre de la petite compagnie. Pendant ce temps, les autorités comoriennes obnubilées par la seule question qui vaille, pour le moment, à leurs yeux à savoir les « Assises nationales pour le bilan des 42 ans d’indépendance », ont préféré regarder ailleurs.

Les responsables d’Int’air îles estimant qu’ils ne sont « plus en mesure d’assurer leur mission dans la sérénité », ont donc décidé  de cesser leurs activités et mettre leurs « 130 salariés au chômage économique à partir du 31 juillet prochain ».  Silence au liquide… En attendant, l’Emergence à l’horizon 2030, le gouvernement Azali se débarrasse donc joyeusement du peu d’entreprises locales existantes. Bien malin celui qui comprendra la stratégie de ces chantres de l’émergence à la comorienne. En effet, comme, on le soulignait sur ce même blog en début de semaine, l’émergence ne se décrète et ne peut s’acheter. Elle est stimulée, soutenue et encadrée. Ce ne sont pas les pétrodollars de nos « amis » saoudiens qui pourront sortir le pays de son statut de pays sous développé à celui de pays émergent.

Alors qu’Int’Air îles est en train de mettre les clés sous le paillasson, la presse régionale se fait l’écho depuis quelques jours d’un mystérieux projet de création d’une compagnie aérienne dénommée Air Corail,  basée à Moroni avec à sa tête Erick Lazarus, ancien PDG d’Air Bourbon et qui aurait le soutien du Président de l’Union Azali Assoumani. Son début d’exploitation serait fixé pour le mois de novembre prochain. Au même moment, deux petits avions ont également fait irruption, depuis quelques jours, dans le ciel comorien. Des projets pilotés, dit-on, par des proches du pouvoir en place. « Ceci explique donc cela »… pensent les uns et les autres.  Décidément, le ciel comorien est peu clément pour les compagnies privées comoriennes. Et dire, qu’il y a encore des gens qui donnent du crédit au discours sur l’Emergence à l’horizon 2030…qui nous semble n’être, en réalité, qu’une grosse fumisterie.

Point de vue….Quand Jean-Marc Heintz violait l’espace aérien comorien*

Par Lieutenant Midiladji, Officier de Sécurité en poste à  la Brigade de Gendarmerie de Ouani

L’opinion nationale s’interroge depuis l’arrivée du Président Azali  Assoumani au pouvoir sur la nature des liens qu’il entretient  avec Jean-Marc Heintz. Qui est ce Monsieur ?

Le commun des Comoriens pensent que sa force provient de la réalisation du grand mariage et de son accession au rang des notables grand-comoriens. Ce statut n’explique pas tout, Jean-Marc Heintz est aussi l’homme des réseaux qui ont fait tant du mal aux Comores et aux Comoriens.

Sa dernière prouesse, c’est en 2008 sur le tarmac de l’aéroport d’OUANI quand il est venu avec son Let 410, sans autorisation,  ni plan de vol, pour le Monsieur qui se fait passer aujourd’hui pour le Garant de la sécurité aérienne aux Comores. Un certain 21 Mars 2008 à 5h30 heures du matin, quelques jours avant le débarquement militaire à Anjouan, il est venu récupérer les 2 gendarmes et le pilote qui ont craché dans la baie de SIMA,  avec son hélicoptère venu de Mayotte pour contrôler les mouvements militaires à la veille du débarquement pour déloger le régime du Président  Mohamed Bacar. Lire la suite

Assises Nationales/Interview: Chabane Mohamed, membre de la Coordination du Mouvement du 11 août : « nous ne sommes pas la courroie d’aucune ambition partisane »

Chabane Mohamed, membre de la Coordination du Mouvement du 11 août

Les Assises du Mouvement du 11 août (M11) font, depuis quelques semaines, l’objet de controverse au sein de l’opinion comorienne. En effet, nombreux sont ceux qui craignent que cette initiative, pourtant, initiée par la société civile ne servent de tremplin  au colonel Azali pour changer la Constitution et s’éterniser au pouvoir.  Comores Essentiel, s’est entretenu avec  Chabane Mohamed, l’un des membres de la  Coordination du M11 pour  nous expliquer les contours de ce Mouvement et ses attentes…

1 –Quelle est la finalité des Assises que le Mouvement du 11 août souhaite organisées ?

La finalité est claire et il ne faut pas que les gens la perdent de vue, car on entend tellement des choses fausses, depuis qu’Azali a adhéré à l’initiative des Assises, que nous qui avons rejoint cet appel dès les premières heures, nous sentons obligés de faire de mises au point, pour éviter que les orientations déclinées par le Mouvement du 11 août ne subissent des déformations. Nous militons pour que ces assises aboutissent à des conclusions et recommandations qui auront émané des forces vives de la Nation, à dessein qu’elles permettent que les années à venir pour les Comoriens soient meilleures que les 42 qui viennent de s’écouler. Voyez-vous, l’ambition est grande, elle vise un avenir reluisant pour les Comores. Il faut bien sûr se battre après pour le respect et la mise en œuvre de ces recommandations. Lire la suite

Nation/ Qu’est ce qui fait courir Azali ?

Par Faissoili Abdou

Le père de la Tournante est-il tenté de jeter « son bébé »avec l’eau du bain?

Ici, le Chef de l’Etat avec des notables de Ndzouani au palais de Dar Nour à Mutsamudu

Sur les chapeaux de roues.  Un mois de juillet très chargé pour le Président Azali qui a procédé, le 17 juillet,  à un remaniement gouvernemental officialisant la fin de l’alliance politique avec le parti Juwa. Depuis sa rencontre, le 4 juillet dernier, avec les membres du Mouvement du 11 août (M11), le locataire de Beit-Salam a décidé de mouiller sa chemise, au sens propre comme au figuré, pour l’organisation des « assises sur les 42 ans d’indépendance et les 15 ans du Nouvel ensemble comorien et la présidence tournante ».  Des assises dont il souhaite qu’elles se tiennent rapidement. « Avant les élections », a-t-il annoncé, le 6 juillet,  lors de son discours à l’occasion de la fête nationale. Dans cette même allocution, le chef de l’Etat a  tenu à mettre en garde. Ces assises « ne doivent pas servir de prétexte pour ressusciter les démons du séparatisme », a-t-il lancé sans que l’on sache le lien entre les Assises et le séparatisme. Effet, selon, ses initiateurs cette démarche vise uniquement à faire le bilan des 42 ans de notre indépendance , en tirer les conséquences et dégager des nouvelles pistes pour envisager un nouveau départ de l’archipel qui peine à sortir du sous développement. La déclaration du chef de l’Etat est faite  deux jours après sa rencontre avec les représentants du Mouvement du 11 août, les chefs des Institutions  et les délégués de certains partis politiques. Lire la suite