Transport aérien : Le ciel se dégage pour Int’Air îles

Par Faissoili Abdou

Dénouement heureux dans le bras de fer Ancam et Int’Air îles.  La compagnie aérienne qui avait décidé de cesser ses activités à compter du 30 juillet à cause de « l’hostilité » de l’Anacm à son égard, va reprendre ses programmes de vol. Et ça sera, au plus tard à la fin de cette semaine. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié à Moroni à l’issue d’une « réunion technique » entre d’un côté les responsables étatiques et ceux du  secteur des transports aériens et de l’autre les représentants  d’ int’Air îles et du secteur privé comorien.  « Les parties relève la disponibilité d’Int’Air ïles de reprendre au plus tard la fin de la semaine ses programmes de vol », indique le communiqué final qui souligne « l’engagement et la totale disponibilité du Président Azali à soutenir et accompagner la société Inter îles Air dans le but de reprendre rapidement ses programmes de vol ».

Le chef de l’Etat s’est, par ailleurs, engagé à « promouvoir l’émergence du secteur privé national dans le secteur du transport aérien afin d’assurer une meilleure insertion de l’Union des Comores dans la région et dans le monde ». Lire la suite

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Patronat comorien/ Modec, le clap de fin ?

Par Faïssoili Abdou

Ici, des membres de l'ancien bureau exécutif du Modec (photo d'archives)

Ici, des membres de l’ancien bureau exécutif du Modec (photo d’archives)

Grand chambardement dans le secteur privé comorien. Un nouveau palier a été franchi cette semaine dans la crise qui  mine depuis plusieurs mois le Mouvement des entreprises comoriennes (Modec). Une dizaine de membres a décidé « collectivement » de claquer la porte de cette organisation  pour protester, disent-ils, contre l’élection à la tête du Modec « d’un jeune entrepreneur dont le projet est en gestation ».  Autant dire un novice dans le secteur privé local. Un acte qui, selon eux, « discrédite » cette plateforme créée voici trois ans.  « La fonction de président du patronat qui rime avec activité d’envergure et de maturité économique a été galvaudé », ont soutenu ces chefs d’entreprises  dans leur lettre de démission. Et d’ajouter : « dans un souci d’éviter un dialogue de sourds, nous avons jugé utile de vous laisser l’organisation que nous avons construite pour porter très haut le secteur privé comorien ». Ambiance…

Ces entrepreneurs envisagent de créer prochainement une nouvelle organisation. De son côté, Mohamed Abdallah Irchadidine, l’actuel président du Modec, se dit « serein » face à cette vague de protestation. « En tant que président, je prend acte de la démission de moins d’une dizaine d’entreprises dans un mouvement qui compte soixante dix adhérents. Je suis plus que jamais motivé et déterminé à défendre les intérêts du principal mouvement patronal comorien », a-t-il confié à nos confrères du Quotidien Alwatwan. Lire la suite

Firozali Dramsi/ président d’honneur du Modec: « Seule la confiance des entreprises locales dans l’environnement des affaires peut constituer une vitrine à des investisseurs étrangers « 

FIROZALI Dramsi, ancien président de l'Opaco et actuel président d'honneur du Modec

FIROZALI Dramsi, ancien président de l’Opaco et actuel président d’honneur du Modec

Climat des affaires, dialogue entre secteur public et secteur privé, Modec,prêts bancaires aux entreprises…Firozali Dramsi, le patron de l’hôtel les Arcades à Moroni et président d’honneur du Mouvement des entrepreneurs comoriens (Modec), la principale organisation patronale de l’archipel, nous fait ici le point sur tous ces sujets. Interview…

Pour commencer, pouvez-vous nous présenter brièvement le Modec et sa différence avec l’Opaco?

Enfin le Modec est une organisation représentative de tout le secteur privé comorien avec à la tête une jeune entrepreneuse qui était la vice-présidente de l’Opaco avec des entreprises jeunes nouvellement créées qui ont une culture d’une organisation car elles sont toutes dans le secteur formel avec un esprit d’entreprise plus accentué que le nôtre et qui possèdent donc tous les atouts pour réussir en s’appuyant sur les acquis de l’Opaco. Le seul bémol est qu’aujourd’hui le Modec ne rassemble qu’une centaine d’entreprises ou de commerçants quand on sait que le Service de Fiscalité des Entreprises a identifié 800 entreprises dans le formel quand elles sont au nombre d’au moins trois fois plus en comptant celles qui sont dans l’informel.

 Lors du lancement de votre Mouvement vous avez dit que « Le bureau du MODEC aura la lourde tache de sortir le secteur privé comorien de la léthargie dans laquelle il est plongée, de constituer une institution forte et efficace pour la défense des intérêts des membres, d’œuvrer au développement économique et social des Comores en se constituant en une force de proposition responsable et citoyenne au côté des pouvoirs publics et des partenaires au développement ». Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Oui, lors de mon discours lors de l’Assemblée Générale Elective du Modec j’ai prononcé effectivement cette phrase que vous avez reprise, car l’Opaco dont je fus le dernier Président devait passer le relais à ce nouveau mouvement qui a pris naissance après huit mois de long travail acharné que j’ai mené et avec les organisations professionnelles locales pour leur sensibilisation qu’avec les experts du BIT. La différence profonde entre ces deux organisations est que nous avions les mêmes objectifs de faire représenter chaque secteur d’activités et la différence profonde est que l’Opaco existait en tant qu’organisation patronale reconnue localement, régionalement et internationalement qui demandait en vain aux autres organisations professionnelles de la rejoindre. Le Modec est au contraire créé à la suite d’une volonté commune de toutes les organisations professionnelles représentatives du secteur privé de s’unir pour former un seul bloc pour consolider le dialogue social avec son partenaire l’Etat et au cas échéant constituer un noyau dur de résistance face à l’arbitraire. Lire la suite