Transport aérien/ L’Anacm, une machine à broyer les compagnies comoriennes ?

Par Faïssoili Abdou

Au bout du rouleau. Décidément le ciel de l’océan indien n’est pas clément envers les petites compagnies aériennes comoriennes. En annonçant, début  décembre 2016, l’ouverture de nouvelles lignes dans les îles du Sud-ouest  de l’Océan indien (Madagascar, La Réunion et Maurice), Saiffoudine Inzoudine,  le PDG d’Int ‘Air îles espérait ainsi donner un nouvel essor à sa petite compagnie. Pourtant, quelques jours après cette annonce, Int’Air îles allait affronter la résistance de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) française qui ne voulait pas accorder les autorisations commerciales à la petite compagnie qui souhaitait avec son A320 desservir Mayotte, Moroni et Pierrefonds (au sud de la Réunion). Une première anicroche qui a duré de longues semaines tenant en haleine les responsables la compagnie qui dessert en même temps la Tanzanie et Dubaï.

En arrivant, finalement, à obtenir  l’autorisation  de la DGAC, Int’Air îles croyait  que le ciel de la zone était dégagé pour ses activités. Mais, le répit ne sera que de courte durée. En effet, les chausse-trappes et autres coups bas ne manquent pas dans ce secteur où les compagnies aériennes se livrent à une concurrence féroce. Et parfois, ces coups viennent du côté  où l’on s’y attendait le moins.  Ainsi, la note publiée ce 14 juillet par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm) des Comores interdisant « les avions de type monomoteur classé transport public de voler la nuit (coucher du soleil+15 minutes) » ou encore l’interdiction des vols direct Hahaya -Ouani pour les mêmes types d’avions est vécu comme une mesure visant directement  Int’Air îles qui utilise ce type d’avions pour ses liaisons entre les îles. Une volonté manifeste de mettre la compagnie en difficulté. Lire la suite

Libre opinion/ La Francophonie, quelles perspectives ?

Par IMAM Abdillah, Diplômé des études francophones

IMAM Abdillah, Diplômé des études francophones

IMAM Abdillah, Diplômé des études francophones

Chaque année, la Journée internationale de la Francophonie doit être célébrée avec autant d’espoir et de fierté que la naissance d’un nouveau-né. Car elle symbolise la promesse d’un mot qui a d’abord pris un sens géographique sous la plume d’Onésime Reclus, puis spirituel et mystique pour  refléter la solidarité, le partage entre les membres d’une communauté ayant le français en partage, et pour devenir une Institution grâce notamment à Léopold Sédar Senghor, qui voyait déjà à l’époque en la Francophonie, un tremplin pour une meilleure coopération entre la France et les pays francophones.

Aujourd’hui donc, la langue française n’est pas un instrument du colonisateur, une nouvelle forme d’assujettissement des peuples, ni une menace pour les langues locales. Elle représente le fil conducteur de valeurs universelles humanistes que sont la solidarité, le partage, la proximité, la coopération multiforme et la démocratie. Lire la suite