Communiqué de presse/ Int’Air îles reprend ses vols domestiques dès ce samedi

Nous publions ci dessous un communiqué émanant de la direction de la compagnie Int’Air îles.

LA DIRECTION GÉNÉRALE D’INTER ILES  AIR                                               

Service de la Communication   

COMMUNIQUE

Suite à la situation difficile que connait la Compagnie Inter îles Air, ayant conduit à l’arrêt de ses activités, nous exprimons tous nos regrets à nos clients et leur assurent, de notre volonté de faire face à cette malencontreuse situation pour abréger  les souffrances endurées par notre clientèle.

La Compagnie se félicite de l’initiative prise par les Hautes autorités Comoriennes pour engager des discussions pouvant conduire à un dénouement de la crise.

C’est donc conformément aux engagements pris entre l’Etat comorien et la Direction Générale d’Inter îles Air, et pour prouver sa bonne foi que la Compagnie vient de décider de reprendre progressivement ses activités.

Ainsi le démarrage se fera dès ce samedi 5 Août 2017 à travers la reprise des vols domestiques en donnant la priorité aux passagers titulaires de titres de  voyage  arrivés à terme et non utilisés ou ceux en cours de validité.

Nous prions à cette catégorie de clientèle de tolérer la prise en compte des situations d’urgence et les possibilités d’accueil.

En ce qui concerne les nombreux passagers bloqués dans les aéroports à l’Etranger, nous avons déjà engagé des négociations avec les partenaires et les pouvoirs publics pour espérer  trouver une solution rapide.

En effet, la trésorerie actuelle de la Compagnie obérée par le manque d’activités n’a permis que des remboursements partiels qui ont constitué un lourd fardeau financier pour la Compagnie, les passagers des vols domestiques sont invité à se diriger vers nos escales techniques de Bandar Es –salam à Moheli, de Hahaya à Ngazidja, de Ouani à Anjouan et de Pamandzi à Mayotte pour y recevoir les informations nécessaires.

 

Mutsamudu Le 4 Août 2017

La Direction Générale  

Service de la communication                                                                                  

Transport aérien : Le ciel se dégage pour Int’Air îles

Par Faissoili Abdou

Dénouement heureux dans le bras de fer Ancam et Int’Air îles.  La compagnie aérienne qui avait décidé de cesser ses activités à compter du 30 juillet à cause de « l’hostilité » de l’Anacm à son égard, va reprendre ses programmes de vol. Et ça sera, au plus tard à la fin de cette semaine. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié à Moroni à l’issue d’une « réunion technique » entre d’un côté les responsables étatiques et ceux du  secteur des transports aériens et de l’autre les représentants  d’ int’Air îles et du secteur privé comorien.  « Les parties relève la disponibilité d’Int’Air ïles de reprendre au plus tard la fin de la semaine ses programmes de vol », indique le communiqué final qui souligne « l’engagement et la totale disponibilité du Président Azali à soutenir et accompagner la société Inter îles Air dans le but de reprendre rapidement ses programmes de vol ».

Le chef de l’Etat s’est, par ailleurs, engagé à « promouvoir l’émergence du secteur privé national dans le secteur du transport aérien afin d’assurer une meilleure insertion de l’Union des Comores dans la région et dans le monde ». Lire la suite

Bras de fer Anacm-Compagnies aériennes/ Le RADHI-France dénonce une « politique anti-nationale »

C’est la première formation politique à avoir pris clairement position dans le bras de fer qui oppose, depuis une année déjà,  les compagnies aériennes (AB Aviation et Int’Air îles) et l’Aviation civile comorienne (Anacm). Dans un communiqué publié ce 30 juillet à Paris, le RADHI-France apporte  son soutien « aux investisseurs nationaux victimes des opérations du gouvernement du président Azali, ainsi qu’aux familles qui vont devoir vivre avec le chômage à partir d’aujourd’hui ». Le bureau de cette section du parti de l’ancien ministre Houmeid Msaidie appelle également « l’ensemble des partis politiques à ne pas rester muets face à une politique anti-nationale en attendant une hypothétique entrée au gouvernement, et la société civile à ne pas se laisser endormir par une aide à l’organisation d’Assises Nationales ». Dans son communiqué le RADHI-France n’y va pas avec le dos de la cuillère en fustigeant  « une politique économique qui conduit à l’échec les investisseurs nationaux », en lieu et place de l’émergence promis par le chef de l’Etat. Une politique économique, par ailleurs, responsable des « destructions d’emploi dans ces deux compagnies, 130 emplois pour la seule société INT’AIR ILES » auxquels s’ajoutent plus de 7000 emplois détruits dans la fonction publique », constate le RADHI-France. Le parti demande enfin « au président de la République et à son gouvernement de se ressaisir et de changer de cap en soutenant les opérateurs économiques au lieu de les enfoncer ». Voici l’intégralité du communiqué.

 

FÉDÉRATION RADHI-France

Radhi.france2@gmail.com

COMMUNIQUÉ

30.07.17

La société INT’AIR ILES a annoncé la cessation de ses activités à partir du 30 juillet 2017, ne pouvant faire face aux exigences inconsidérées de l’Agence Nationale pour l’Aviation et la Météorologie (ANACM). Après la mise à mort il y a quelques mois de la compagnie AB Aviation, c’est la deuxième disparition d’une compagnie aérienne comorienne depuis le retour au pouvoir du président Azali, il y a un peu plus d’un an. Et comme par hasard, on nous annonce au même moment l’arrivée d’une nouvelle compagnie qui a les faveurs du gouvernement. Lire la suite

Transport aérien/Face à l’ »hostilité » de l’Anacm, Int’air îles stoppe ses activités

Par Faïssoili Abdou

Et de deux ! En 14 mois le pouvoir Azali aura réussi la prouesse de réduire en pièces les deux seules compagnies aériennes comoriennes qui assuraient jusqu’ici la desserte dans l’archipel et dans les pays de la région.

Maudit, ciel comorien ! Six mois après AB Aviation dont, l’aviation civile comorienne a cloué ses appareils au sol et retiré la licence d’exploitation, c’est au tour d’ Int’Air îles de stopper ses activités. Dans un communiqué publié ce 28 juillet, la Direction de cette petite compagnie privée annonce la « fin de toutes ses activités à compter du 30 juillet 2017 à 17h00 ». Une décision lourde de conséquence motivée notamment  par « l’hostilité » de l’aviation civile comorienne à l’égard de cette petite société qui « s’est placée durant dix ans au service des habitants de l’archipel des Comores », rappelle le communiqué. Donc, ceux là même qui devaient protéger la compagnie comorienne seront ceux qui l’auront plombé, sans état d’âmes. Il y a quelques jours, Saiffoudine Inzoudine,  le patron d’int’Air îles avait publié un long communiqué sur les réseaux sociaux pour tirer la sonnette d’alarme devant ce qu’il a qualifié de volonté de l’Anacm de « saigner » sa compagnie. Un appel de détresse qui n’a, visiblement, pas eu d’écho auprès des autorités comoriennes alors que cette agence placée sous l’égide de Jean-Marc Heintz multiplie les mesures « hostiles » à l’encontre de la petite compagnie. Pendant ce temps, les autorités comoriennes obnubilées par la seule question qui vaille, pour le moment, à leurs yeux à savoir les « Assises nationales pour le bilan des 42 ans d’indépendance », ont préféré regarder ailleurs.

Les responsables d’Int’air îles estimant qu’ils ne sont « plus en mesure d’assurer leur mission dans la sérénité », ont donc décidé  de cesser leurs activités et mettre leurs « 130 salariés au chômage économique à partir du 31 juillet prochain ».  Silence au liquide… En attendant, l’Emergence à l’horizon 2030, le gouvernement Azali se débarrasse donc joyeusement du peu d’entreprises locales existantes. Bien malin celui qui comprendra la stratégie de ces chantres de l’émergence à la comorienne. En effet, comme, on le soulignait sur ce même blog en début de semaine, l’émergence ne se décrète et ne peut s’acheter. Elle est stimulée, soutenue et encadrée. Ce ne sont pas les pétrodollars de nos « amis » saoudiens qui pourront sortir le pays de son statut de pays sous développé à celui de pays émergent.

Alors qu’Int’Air îles est en train de mettre les clés sous le paillasson, la presse régionale se fait l’écho depuis quelques jours d’un mystérieux projet de création d’une compagnie aérienne dénommée Air Corail,  basée à Moroni avec à sa tête Erick Lazarus, ancien PDG d’Air Bourbon et qui aurait le soutien du Président de l’Union Azali Assoumani. Son début d’exploitation serait fixé pour le mois de novembre prochain. Au même moment, deux petits avions ont également fait irruption, depuis quelques jours, dans le ciel comorien. Des projets pilotés, dit-on, par des proches du pouvoir en place. « Ceci explique donc cela »… pensent les uns et les autres.  Décidément, le ciel comorien est peu clément pour les compagnies privées comoriennes. Et dire, qu’il y a encore des gens qui donnent du crédit au discours sur l’Emergence à l’horizon 2030…qui nous semble n’être, en réalité, qu’une grosse fumisterie.

Transport aérien/ L’Anacm, une machine à broyer les compagnies comoriennes ?

Par Faïssoili Abdou

Au bout du rouleau. Décidément le ciel de l’océan indien n’est pas clément envers les petites compagnies aériennes comoriennes. En annonçant, début  décembre 2016, l’ouverture de nouvelles lignes dans les îles du Sud-ouest  de l’Océan indien (Madagascar, La Réunion et Maurice), Saiffoudine Inzoudine,  le PDG d’Int ‘Air îles espérait ainsi donner un nouvel essor à sa petite compagnie. Pourtant, quelques jours après cette annonce, Int’Air îles allait affronter la résistance de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) française qui ne voulait pas accorder les autorisations commerciales à la petite compagnie qui souhaitait avec son A320 desservir Mayotte, Moroni et Pierrefonds (au sud de la Réunion). Une première anicroche qui a duré de longues semaines tenant en haleine les responsables la compagnie qui dessert en même temps la Tanzanie et Dubaï.

En arrivant, finalement, à obtenir  l’autorisation  de la DGAC, Int’Air îles croyait  que le ciel de la zone était dégagé pour ses activités. Mais, le répit ne sera que de courte durée. En effet, les chausse-trappes et autres coups bas ne manquent pas dans ce secteur où les compagnies aériennes se livrent à une concurrence féroce. Et parfois, ces coups viennent du côté  où l’on s’y attendait le moins.  Ainsi, la note publiée ce 14 juillet par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm) des Comores interdisant « les avions de type monomoteur classé transport public de voler la nuit (coucher du soleil+15 minutes) » ou encore l’interdiction des vols direct Hahaya -Ouani pour les mêmes types d’avions est vécu comme une mesure visant directement  Int’Air îles qui utilise ce type d’avions pour ses liaisons entre les îles. Une volonté manifeste de mettre la compagnie en difficulté. Lire la suite