Critique littéraire :  « GHIZZA n’est pas un art pour l’art. C’est un véritable livre rouge, une révolution, un cri d’alarme, un SOS.

Par PRINCE IMAM Abdillah

GHIZZA

J’ai accueilli la nouvelle de la parution du premier roman de Faiza avec autant d’espoir et de fierté. Car avant même de l’avoir lu, j’ai tout de suite su que cette infatigable militante allait  mettre la vérité à nu, au grand dam des pseudos-défenseurs d’une culture comorienne pudique.  En vérité, ces valeurs traditionnelles s’estompent et, si le roman est un miroir de la société, GHIZZA se prévaut  de son réalisme pour s’interroger sur le bien-fondé de certaines coutumes séculaires qui s’érigent souvent en obstacles à la dignité humaine et à la liberté individuelle.

GHIZZA est avant tout un roman qui clame ses sources. Le personnage principal, désemparé et en proie à la paranoïa, est en quête du bonheur et d’une Vie « je m’en vais chercher cette vie qui, jusqu’à aujourd’hui, m’a fait faux bonds ». Mais le destin ne lui offrira pas de cadeau. Tous les étaux se referment sur elle et, ses efforts pour s’en défaire se heurteront à des postulats ancrés dans les coutumes traditionnelles. En conséquence, elle s’accrochera à un idéal, néanmoins relégué au conditionnel : «j’imagine ce que j’aurais aimé faire et ce que j’aurais aimé avoir, la liste est longue, très longue. Je ne sais pas par où commencer, comme d’habitude. Pêle-mêle, j’aurais aimé… Qu’est-ce que j’aurais aimé faire, avoir, obtenir. Ce que j’aurais aimé détester, ce que j’aurais aimé lâcher » Le mal-être s’installe, un sentiment de rejet, d’abandon et de persécution la consume telle une bougie qui se liquéfie à la force du feu. Lire la suite

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Libre opinion/ La Francophonie, quelles perspectives ?

Par IMAM Abdillah, Diplômé des études francophones

IMAM Abdillah, Diplômé des études francophones

IMAM Abdillah, Diplômé des études francophones

Chaque année, la Journée internationale de la Francophonie doit être célébrée avec autant d’espoir et de fierté que la naissance d’un nouveau-né. Car elle symbolise la promesse d’un mot qui a d’abord pris un sens géographique sous la plume d’Onésime Reclus, puis spirituel et mystique pour  refléter la solidarité, le partage entre les membres d’une communauté ayant le français en partage, et pour devenir une Institution grâce notamment à Léopold Sédar Senghor, qui voyait déjà à l’époque en la Francophonie, un tremplin pour une meilleure coopération entre la France et les pays francophones.

Aujourd’hui donc, la langue française n’est pas un instrument du colonisateur, une nouvelle forme d’assujettissement des peuples, ni une menace pour les langues locales. Elle représente le fil conducteur de valeurs universelles humanistes que sont la solidarité, le partage, la proximité, la coopération multiforme et la démocratie. Lire la suite

Interview/ Imam Abdillah: « C’est un véritable cachet pour le pays, qui reflète une certaine maturité et une implication forte dans le cadre de la coopération régionale »

Imam Abdillah

Imam Abdillah

Imam Abdillah, est assistant de l’Officier de liaison de l’Union des Comores auprès de la Commission de l’Océan indien (COI). Dans l’entretien qui suit, il nous parle de la prochaine organisation à Moroni du IV sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de la COI.

 

Vous êtes assistant de l’officier permanent  de liaison chargé du dossier de la COI. Les Comores reçoivent, le 26 juillet prochain, le IV sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de cette organisation régionale. Quel est précisément  le rôle de votre service dans le cadre de cet évènement ?

D’abord, pour rappel l’Officier permanent de liaison (OPL) est un haut cadre du ministère des affaires étrangères désigné par son Etat pour le représenter auprès de la COI. Le bureau a donc pour rôle de coordonner et animer les actions de la COI au niveau national. Dans le cadre du Sommet, un comité national a été mis en place pour tout ce qui a trait à la logistique mais le bureau de l’OPL assure toujours cette coordination et la liaison entre le ministère et la COI, ainsi que les Etats membres. Lire la suite