Opinion/Ma modeste contribution citoyenne afin d’éviter des errances stratégiques imminentes en matière de politique de santé

Par Docteur Abdou Ada Musbahou, Chirurgien (France)

Une vue de l’hôpital de Bambao Mtsanga

Au moment où le gouvernement cherche les voies et moyens pour améliorer la qualité des soins dans notre pays par son engagement en faveur de l’ouverture de l’hôpital de Bambao La Mtsanga (Ndzouani) et de la construction d’un grand hôpital de référence à Moroni, il appartient à tout un chacun en dehors de toute considération politique  d’apporter son soutien citoyen pour la réussite de cette salvatrice démarche. C’est pourquoi en ma qualité de professionnel de santé, je me permets d’attirer l’attention des autorités sur certains écueils qui risqueraient de compromettre l’objectif des autorités en faveur de la création d’hôpitaux de référence.

1/Concernant la construction d’un grand hôpital de référence sur le site de l’hôpital El-Maarouf

L’idée  de construire un hôpital de référence est en soi, compte tenu de la situation géographique de ce site, mais aussi il est grand temps que disparaissent ces anciens bâtiments  dont leur état de vétusté ne répond à aucune règle d’hygiène et de sécurité pour les patients. Le seul bémol, c’est qu’on ne peut pas assurer une médecine ou une chirurgie de pointe dans un établissement qui reçoit toutes les pathologies, pour des raisons financières et  techniques liées à l’hygiène et au mode de fonctionnement d’un service très spécialisé. Lire la suite

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Sur la Braise/ Chronique. Éternels quémandeurs !

Une vue de l'hôpital de Bambao Mtsanga

Une vue de l’hôpital de Bambao Mtsanga

Il vaut mieux apprendre au pauvre à pêcher plutôt que de lui offrir du poisson tous les jours. Proverbe intelligent qui vient, parait-il, de nos amis les chinois. Ah ! Les chinois ! Ils nous ont pourtant davantage offert qu’appris ! Majestueux édifice pour nos députés et somptueux palais pour nos présidents, écoles, biens d’équipement, médecins coopérants, argent liquide… mais seulement quelques bourses par an dans leurs universités ! Bon il n’y a pas de quoi jaser : ça peut être nous qui n’avons pas demandé, que sais-je !

Dans ce jeu d’attrape-nigaud (pensez au malin pêcheur qui jette un seau d’appât aux poissons pour les attirer dans sa nasse, ou au fermier qui rembourre sa vache pour tirer plus de viande), le manche entamé dernièrement à Bambao-mtsanga est riche en leçons de morale. Dans ce gros village d’Anjouan a été construit un hôpital d’une valeur de 4 milliards de francs comoriens, « symbole de plus de la solidité du partenariat Chine-Comores », qui « a tout pour être un centre hospitalier moderne », selon les qualificatifs d’une haute autorité de l’Etat comorien. « 106 lits, un service de pédiatrie, de gynécologie, une unité d’accueil des urgences, deux blocs opératoires, une unité d’imagerie, un laboratoire d’analyses biologiques, ainsi que d’autres services et équipements ultramodernes », nous l’a-t-on ainsi décrit. Tout donc. Lire la suite