Contribution/Notre mode de vie a un prix !

Par Nidhoir Daoud, blogueur

Nidhoir Daoud

Singapour, je le cite toujours en exemple, ce petit pays en superficie n’en est pas le moins influent. Une des grandes places financières tutoyant les places de marché Londres, Paris, New-York. Nation startup. 40 ans en arrière Singapour, pays tropical était un pays féodal comme les Comores. Grâce à Lee Kuan Yew, un leader visionnaire, Singapour en s’émancipant de la Malaisie, est devenue une puissance économique. Sa superficie est de 700 km2 deux fois moins que l’Archipel des Comores.

La taille de nos îles ne constitue pas un frein au développement. Ce qui est en cause c’est notre mode de vie. Pardon de le dire si archaïque. Si féodal. Si conservateur ! Irresponsabilisant. Qui fait de nous de grands bébés. Comment peut-on continuer à croire que ce sont les autres qui doivent régler l’addition ? Comment peut-on continuer de croire que les solutions viennent de l’extérieur ? Comme les valises d’argent liquide de Doha pour payer nos fonctionnaires. Qu’est-ce qu’on a fait des 6 mois de solde d’arriérés payés d’une traite ? Lire la suite

Contribution/ Être émergent 

Par Nidhoir Daoud, blogueur

Il ne faut pas se moquer de l’ambition du Président Azali de faire de l’Union des Comores un pays émergent. Un chef d’État est dans son droit de proposer une vision du pays. Il revient à son peuple par le biais des élus de traduire cette vision à travers une série de programmes législatifs, économiques, culturels…etc.

Attardons-nous sur une condition sine qua non d’un pays émergent: la qualité des infrastructures (routes, ports, aéroports, hôpitaux …etc.). Quelle est la qualité de nos infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires destinées à la circulation des biens et des personnes ?

En 42 ans d’indépendance, nous n’avons presque pas financé sur fonds propres une seule infrastructure sans l’aide internationale. En 42 ans sommes-nous si pauvres à ce point pour ne pas subvenir à un seul besoin ? La réponse n’est pas uniquement financière. Nous avons opté pour la facilité en pensant naïvement que cela est le devoir de nos partenaires extérieurs.

Pourtant nous avons les moyens de financer nos propres routes. Oui nous avons l’argent pour construire un hôpital digne de ce nom! Lire la suite

Politique/Maître Larifou, par l’émergence alléché,

Said Larifou et le Président Azali Assoumani à Beit-Salam

Émergence. C’est par ce mot magique que l’avocat et homme politique Saïd Larifou semble vouloir s’appuyer pour ouvrir les portes du pouvoir Azali. Le président du parti Ridja est tellement séduit par ce concept qui, soulignons-le n’est qu’un slogan comme d’autres pour le moment, qu’il en est même devenu un  des défenseurs zélés. Un soutien pas totalement désintéressé.

Reçu au mois de Mars dernier à Beit-Salam, le candidat malheureux aux dernières élections présidentielles (il est arrivé en 5 ème position) a affiché son enthousiasme au chef de l’Etat et déclaré sa « disponibilité à participer pleinement à l’émergence du pays ». Il a ajouté « nous avons parlé de la situation politique du pays et qu’une convergence de vue a été trouvé entre nous sur la nécessité de ressembler les forces vives du pays pour le développement économique des Comores ». Qu’il semble loin, ce jour du mois de mars 2016 où le candidat Larifou accusait publiquement Azali  Assoumani de vouloir le « corrompre » et menaçait, même, de le traîner en justice pour tentative de corruption. « Je vous confirme qu’il a voulu me corrompre. Il a même avancé le montant de 20 millions. J’ai été énervé. J’ai immédiatement quitté les discussions car j’ai estimé que c’était de l’insolence », avait-il, alors, déclaré aux médias. C’était lors du deuxième round des élections présidentielles. Une éternité sur l’échelle de la politique. En septembre 2016, le leader du Ridja en remettait encore une couche en ces termes : « Je pensais naïvement qu’avec son équipe, au demeurant jeune, il allait donner un message clair et fort de rupture avec les pesanteurs qui sont la cause des crises socio-économiques et institutionnelles qui maintiennent notre pays dans une situation de dépendance avec l’extérieur. Mais non ! Le président se renferme dans une théorie digne d’un régime qui se meurt : se faire nommer lors de son discours d’investiture Al Imam Azali au lieu de prononcer un discours de fondateur et une vision pour les Comores ». Lire la suite