Le GNEC Renové de l’ancien ministre Djaanfar Salim invite ses militants à une assemblée générale pour réfléchir sur les Assises nationales

Le secrétaire général du Gnec Renové (au centre) en plein discussion avec des membres du parti

GÉNÉRATION NOUVEL ENSEMBLE COMORIEN RÉNOVÉ (GNEC-RÉNOVÉ),communique à l’ensemble de ses membres adhérents, Militants et Sympathisants, Comités villageois et Délégués Régionaux qu’au terme des réunions périodiques hebdomadaires, Le Bureau Politique et les Coordinations Insulaires ont convenu à l’unanimité des membres présents, le Dimanche 3 Septembre 2017, la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire le Dimanche 10 Septembre 2017, pour permettre au Comité de Rédaction du parti, de soumettre à cette exceptionnelle occasion le Document devant servir de cadre de propositions et de concertation aux Assises,(DCPC), sur l’évaluation des 42 ans d’Indépendance des Comores souveraines et des 15 ans de l’Accord- Cadre de Réconciliation Nationale des Comores du 17 février 2001.
Le Bureau Politique de GNEC-RÉNOVÉ organise à l’attention de tous ses membres un Méga Voulé pour la circonstance.
Mutsamudu le 5 Septembre 2017.
Le Secrétaire général et Porte- Parole 
Djaanfar Salim Allaoui

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Opinions: Article polémique du journaliste Nakidine Hassane: La réplique de l’ex-ministre Djaanfar Salim Allaoui et de l’association Cap jeunesse Anjouan 2000

Djaanfari Salim Allaoui, ancien ministre, secrétaire générale et porte parole du Gnec Renové

Comoressentiel vous publie ci-après deux communiqués signés, l’un par l’ancien ministre Djaanfar Salim Allaoui et l’autre par l’Association Cap Jeunesse Anjouan 2000. Ces deux réactions font suite à un article polémique et jugé « injurieux » à l’encontre de l’Ambassadeur de France aux Comores publié récemment dans le quotidien Al-Fajr sous la signature du journaliste Nakidine Hassane et relayé sur les blogs et les réseaux sociaux. Dans son article au vitriol le journaliste qui accuse l’Ambassadeur Robby Judes d’avoir fait campagne pour l’Ancien vice-Président Mamadou, lors des dernières présidentielles , évoque en effet,  « des réunions plutôt louches » que le diplomate français aurait tenues « tard dans la nuit » avec des jeunes à l’hôtel Al-amal « aux côtés, entre autres, de l’ancien ministre de Mohamed Bacar, Sarkozy ». Les intéressés tiennent ainsi à donner leur versions des faits et porter la réplique au journaliste…

 Communiqué de presse

« la médisance n’est pas  du ressort du journalisme qui incite et je pèse mes mots, le journaliste incriminé à imaginer  dans un coin de sa tête le contenu des échanges entre l’Association, Cap Jeunesse Anjouan 2000, avec l’Ambassadeur de France »∗

Le journalisme est un métier noble pour celles et ceux des serviteurs qui ont le privilège de l’exercer dans la vie d’une carrière professionnelle. Il est, par excellence, le quatrième pouvoir aux cotés des trois pouvoirs traditionnels connus de tout le monde, c’est dire l’impact dévastateur dans ses missions dégradantes mais aussi et heureusement d’ailleurs ses qualités surdimensionnées qu’il revêt pour orienter, encadrer et assurer une bonne éducation de masse de notre société.

Des deux axes de travail précédemment signalés à savoir celui du  devoir d’exemplarité , de bonne moralité et celui de la perversion, Monsieur Nakidine Hassane, du Service de la Rédaction d’Al-fajr, quotidien de propagande a résolument fait le choix de la dépravation des mœurs journalistiques.

Le droit de réserve n’autorise, en principe aucun média ni aucun organe de presse écrite, à s’en prendre avec une virulence de mots telle, et un trait irrespectueux aux Chancelleries et Consulats étrangers amis établis, sur le sol national.

Monsieur Robby Judes est un honnête homme, respectueux des valeurs humaines, digne représentant d’un pays ami, la France, liée aux Comores par l’histoire et la culture qui, à ce titre, condamnent les deux pays que sont les Comores et la France, à vivre ensemble malgré les vicissitudes des relations bilatérales entre les deux pays.

De même que la médisance n’est pas  du ressort du journalisme qui incite et je pèse mes mots, le journaliste incriminé à imaginer  dans un coin de sa tête le contenu des échanges entre l’Association, Cap Jeunesse Anjouan 2000, avec l’Ambassadeur de France, comme si  Monsieur Robby Judes n’a pas le droit  de prêter l’oreille  à la jeunesse comorienne en général et anjouanaise ou mohélienne en particulier, quand bien même l’on soit entre les deux tours d’une élection, à moins que Monsieur Nakidine Hassane veuille bien nous préciser le fond de sa pensée et les commanditaires potentiels de cette démarche loufoque d’une médiocrité absolue.

Ces effets d’emballements médiatiques et d’instrumentalisation sont déplorables dans notre pays venant surtout des Hommes aux plumes supposées être irréprochables.

Mutsamudu le 27 Juin 2017

Monsieur Djaanfar Salim Allaoui

Ancien Vice-Premier Ministre des Comores (2002)

Ancien Ministre de L’Intérieur de L’Ile Autonome d’Anjouan (2002-2008)

 Secrétaire Général et Porte-parole de G.N.E.C Rénové

Droit de réponse de l’Association Cap Jeunesse Anjouan 2000

« Nous sommes profondément navrés qu’un journaliste souhaitant faire sensation pour vendre son journal s’en prend à un diplomate d’un pays ami, proche dans les Actions de la Jeunesse et œuvrant pour la Promotion de la Culture comorienne« ∗

Nous avons été profondément indignés suite à l’article du journaliste du quotidien Al- fajr de nous mêler de politique et de participer à la propagande électorale suite  à l’entretien qu’a bien voulu nous accorder son Excellence Robby Judes, Ambassadeur de France aux Comores, à l’hôtel Al- Amal lors d’une visite à Anjouan.

En effet, notre association est apolitique, elle se nomme « Cap Jeunesse Anjouan 2000 » et mène des activités utiles pour notre pays dans le domaine de la Culture, de l’Alphabétisation et de l’Environnement.

Ce fût une heureuse occasion de rencontrer cette personnalité pour lui présenter nos projets et solliciter son concours. L’Ambassadeur n’a pas dit mot sur la politique comorienne ni nous demander de soutenir tel ou tel candidat .Il a apprécié le fait que des jeunes comoriens s’intéressent à des Actions de développement de leur pays.

Monsieur le journaliste, avant d’écrire votre article, vous auriez du vous renseigner sur les actions menées par notre Association au lieu de faire de fausses accusations à l’endroit de notre Association.

Nous sommes profondément navrés qu’un journaliste souhaitant faire sensation pour vendre son journal s’en prend à un diplomate d’un pays ami, proche dans les Actions de la Jeunesse et œuvrant pour la Promotion de la Culture comorienne.

Nous voulons saisir cette opportunité pour remercier son Excellence l’Ambassadeur auprès de l’Union des Comores, Monsieur Robby Judes pour son attachement aux actions au développement de notre pays et pour avoir prêté  une oreille attentive à la présentation, de nos projets et nous avoir prodigué de très bons conseils.

Fait à Mutsamudu, le 27 juin 2017

Bureau de Cap Jeunesse Anjouan 2000

Président :Nabil Ahamadali

Secrétaire Général :Moukaram Massoundi(alias Trapèze)

Trésorière :Toirfati Attoumane

Contrôleur :Samir Lejani

Animatrice :Nasmia Toilha

Chargé du suivi des Projets :Karim Mohamed Ahmed vintien

C’est nous qui soulignons ces passages.

 

Djaanfar Salim Allaoui, SG et porte-parole de GNEC Rénové : « La Constitution de 2001 amendée en 2009 et les instruments de Fomboni n’ont même pas été expérimentés de par la mauvaise foi de ceux qui étaient fondés l’appliquer ! »

Djaanfari Salim Allaoui, ancien ministre, secrétaire générale et porte parole du Gnec Renové

Il est connu pour son franc-parler et son sens de la critique. Pour Comoressentiel, Djaanfar Salim Allaoui, ancien ministre de l’intérieur  et proche de Mohamed Bacar  a accepté de s’exprimer sur des sujets d’actualité nationale mais aussi de revenir sur l’épisode du débarquement militaire de 2008 qui a délogé le régime jugé « illégal » de l’ancien homme fort de Ndzouani et plus largement sur les critiques sur ce gouvernement dont il a appartenu. Qu’il s’agisse du projet de révision constitutionnelle en discussion actuellement dans les cercles du pouvoir en place à Moroni et dans l’opposition, du bilan de la première année de l’exécutif de Ndzouani ou encore celui  du gouvernement central, l’actuel secrétaire général et porte parole du Gnec Rénové se prononce sans détours et avec le ton qui est le sien. Il évoque également la vie de son parti et sa récente alliance avec le Radhi. Interview…

Vous vous trouvez en France où vous êtes venu prendre part à la réunion constitutive d’une association de la diaspora anjouanaise. Quel est le sens de ce rassemblement quand on sait qu’une structure similaire dénommée « Union des comoriens anjouanais de la diaspora (UCAD) » est déjà en place et que cette diaspora ne daigne pas s’y engager ?

Merci Faissoili de me faire réagir sur autant de sujets variés que diversifiés au travers de votre interview. En effet, rien n’interdit à une communauté de vues et de destin installée à l’extérieur de nos frontières de se réunir, d’échanger des bons procédés voire de chercher à se restructurer pour un meilleur vivre-ensemble.

Au-delà de nos clivages, il s’agit là d’une initiative salvatrice qu’il convient d’encourager et même de promouvoir pour préserver l’espoir, enfin de voir les anjouanais se rapprocher et se réconcilier. J’ai été personnellement convié à cet évènement fédérateur et pour rien au monde je ne pouvais m’y dérober.

Par ailleurs et pour répondre à l’autre volet de votre question sur l’UCAD, je n’ai pas, pour ma part connaissance de cette structure, mais il m’a semblé comprendre que tous les anjouanais de quelque bord que ce soit, ont été invités y compris les structures organisées déjà en place, l’UCAD, bien entendu. C’était là pour moi la meilleure des tribunes pour débattre de tous les sujets de discorde et amorcer les conditions d’un nouveau départ de la diaspora anjouanaise de France.

J’ai considéré à juste titre, ma présence à ces retrouvailles très utile, pour insuffler un nouvel élan et susciter des convoitises auprès des communautés de N’gazidja et de Mohéli afin de nous organiser à l’instar de notre modèle institutionnel issu de la Constitution de l’Union des Comores de 2001 en une grande fédération de la Diaspora comorienne de France. Cette démarche revêt un trait de représentativité, de lisibilité et de légitimité.

Dans un autre registre, on parle beaucoup d’une volonté du Pouvoir en place aux Comores de vouloir amender la Constitution de 2001 révisée en 2009. La rumeur dit que la présidence tournante serait parmi les points visés par cette réforme. Quel est votre avis par rapport à ce projet ?

L’Accord-Cadre de Fomboni du 17 février 2001 a prévu dans ses dispositions particulières, des mécanismes d’évaluation et de consolidation des institutions, en l’occurrence, la Constitution de l’Union, les lois fondamentales des îles autonomes et la présidence tournante.

Le comité de suivi né de cet accord, et composé des parties comoriennes et de la communauté internationale, est tenu de convoquer des assises pour dresser le bilan de Fomboni 1, le cas échéant, relever les imperfections, et nourrir les institutions de Fomboni par des amendements communément admis par les parties signataires de l’accord dès parachèvement de la tournante présidentielle mohélienne. Telle est la lecture linéaire de l’esprit et de la lettre de l’accord de Fomboni. Depuis, les choses se sont passées autrement, en 2009, avec la réforme de la Constitution de l’Union qui a fait dépouiller de sa substance l’autonomie des îles. Lire la suite