Politique/Maître Larifou, par l’émergence alléché,

Said Larifou et le Président Azali Assoumani à Beit-Salam

Émergence. C’est par ce mot magique que l’avocat et homme politique Saïd Larifou semble vouloir s’appuyer pour ouvrir les portes du pouvoir Azali. Le président du parti Ridja est tellement séduit par ce concept qui, soulignons-le n’est qu’un slogan comme d’autres pour le moment, qu’il en est même devenu un  des défenseurs zélés. Un soutien pas totalement désintéressé.

Reçu au mois de Mars dernier à Beit-Salam, le candidat malheureux aux dernières élections présidentielles (il est arrivé en 5 ème position) a affiché son enthousiasme au chef de l’Etat et déclaré sa « disponibilité à participer pleinement à l’émergence du pays ». Il a ajouté « nous avons parlé de la situation politique du pays et qu’une convergence de vue a été trouvé entre nous sur la nécessité de ressembler les forces vives du pays pour le développement économique des Comores ». Qu’il semble loin, ce jour du mois de mars 2016 où le candidat Larifou accusait publiquement Azali  Assoumani de vouloir le « corrompre » et menaçait, même, de le traîner en justice pour tentative de corruption. « Je vous confirme qu’il a voulu me corrompre. Il a même avancé le montant de 20 millions. J’ai été énervé. J’ai immédiatement quitté les discussions car j’ai estimé que c’était de l’insolence », avait-il, alors, déclaré aux médias. C’était lors du deuxième round des élections présidentielles. Une éternité sur l’échelle de la politique. En septembre 2016, le leader du Ridja en remettait encore une couche en ces termes : « Je pensais naïvement qu’avec son équipe, au demeurant jeune, il allait donner un message clair et fort de rupture avec les pesanteurs qui sont la cause des crises socio-économiques et institutionnelles qui maintiennent notre pays dans une situation de dépendance avec l’extérieur. Mais non ! Le président se renferme dans une théorie digne d’un régime qui se meurt : se faire nommer lors de son discours d’investiture Al Imam Azali au lieu de prononcer un discours de fondateur et une vision pour les Comores ». Lire la suite

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