Fête du travail : La CTC revendique « l’émergence du travail décent » à l’horizon 2019

Par Faïssoili Abdou

En plein préparatifs de la célébration de la fête du travail le 1er mai prochain, la Confédération des travailleurs et travailleuses des Comores (CTC) a publié un communiqué ce samedi, pour faire le point sur la situation des travailleurs au pays et dérouler ses revendications.

Une manifestation de la CTC à Moroni, Image d’archive

« Cette année, le 1er mai aux Comores sera fêté dans un contexte marqué par des licenciements massifs (près de 8000 licenciements et ce n’est pas fini), le non respect des textes régissant le travail en Union des Comores et des accords signés entre les syndicats et les employeurs », égrène d’emblée la CTC dans son communiqué. Une manière pour l’organisation syndicale de dénoncer, un peu tardivement, les licenciements opérés en juillet dernier au sein de Comores Telecom par le pouvoir Azali. Alors que les nouvelles autorités comoriennes ambitionnent de mettre l’économie nationale dans la voie de l’émergence à l’horizon 2030, la CTC revendique, elle, « l’émergence d’un travail décent » dans les plus brefs délais. « Notre horizon c’est 2019, pas 2030 », annoncent les travailleurs.

« Bonne gouvernance de l’emploi, meilleure employabilité des jeunes, protection sociale pour tous et respect des normes internationales du travail », tels sont les principales revendications formulées par la CTC à l’occasion de la journée internationale du travail qui sera célébré le 1er mai prochain. L’organisation syndicale dépeint un  tableau sombre de la situation des travailleurs dans l’archipel des Comores. « Les travailleurs comoriens subissent par ailleurs les affres d’une protection sociale au rabais. Les textes qui régissent la Caisse de retraite des Comores sont obsolètes et sont responsables des inégalités entre hommes et femmes en matière de retraite », ajoute le communiqué. Lire la suite

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