Assises Nationales/Interview: Chabane Mohamed, membre de la Coordination du Mouvement du 11 août : « nous ne sommes pas la courroie d’aucune ambition partisane »

Chabane Mohamed, membre de la Coordination du Mouvement du 11 août

Les Assises du Mouvement du 11 août (M11) font, depuis quelques semaines, l’objet de controverse au sein de l’opinion comorienne. En effet, nombreux sont ceux qui craignent que cette initiative, pourtant, initiée par la société civile ne servent de tremplin  au colonel Azali pour changer la Constitution et s’éterniser au pouvoir.  Comores Essentiel, s’est entretenu avec  Chabane Mohamed, l’un des membres de la  Coordination du M11 pour  nous expliquer les contours de ce Mouvement et ses attentes…

1 –Quelle est la finalité des Assises que le Mouvement du 11 août souhaite organisées ?

La finalité est claire et il ne faut pas que les gens la perdent de vue, car on entend tellement des choses fausses, depuis qu’Azali a adhéré à l’initiative des Assises, que nous qui avons rejoint cet appel dès les premières heures, nous sentons obligés de faire de mises au point, pour éviter que les orientations déclinées par le Mouvement du 11 août ne subissent des déformations. Nous militons pour que ces assises aboutissent à des conclusions et recommandations qui auront émané des forces vives de la Nation, à dessein qu’elles permettent que les années à venir pour les Comoriens soient meilleures que les 42 qui viennent de s’écouler. Voyez-vous, l’ambition est grande, elle vise un avenir reluisant pour les Comores. Il faut bien sûr se battre après pour le respect et la mise en œuvre de ces recommandations. Lire la suite

Grève dans l’Education/ Le secrétaire général de l’intersyndical arrêté

Par Faïssoili Abdou

Ici, Moussa Mfoungounlie, au milieu, entouré de ses camarades (images d’archives. Source: Alwatwan)

Le gouvernement comorien visiblement  à bout des nerfs serait-il tenté d’adopter la manière forte pour mettre un terme à la grève illimitée qui secoue les écoles publiques depuis bientôt un mois?

Et soudain la manière forte. Un nouveau palier vient d’être franchi dans le bras de fer qui oppose depuis près d’un mois le gouvernement et l’intersyndical des enseignants du public aux Comores. Moussa Mfoungoulié, SG de l’intersyndical de l’Education a été arrêté ce mercredi soir suite à des propos tenus lors d’un point de presse au lycée de Moroni. Le chef syndicaliste se trouvait encore ce jeudi après midi dans les locaux de la gendarmerie de Moroni où  ses camarades s’étaient réunis pour lui apporter leur soutien. « On l’accuse d’avoir dit que des enseignants ont été corrompus par des autorités pour casser le mouvement. Pour eux, il s’agit d’un outrage à des autorités publiques. En réalité, ce qu’ils cherchent c’est casser la grève », a témoigné Chabane Mohamed, secrétaire national à l’organisation au niveau de la Confédération des travailleurs comoriens (CTC).

Alors  que le dialogue entre les deux parties s’éternise, sans grand succès pour le moment, le gouvernement serait-il tenté d’adopter la manière forte pour essayer de mettre fin à la grève qui paralyse l’école publique depuis le 24 avril dernier ?   « En tout cas les enseignants sont inflexibles, le mouvement est intact. Cette arrestation va durcir le mouvement. Au niveau de la Confédération des travailleurs (CTC), nous pensons même demander à l’intersyndical de ne répondre à aucune sollicitation du gouvernement pour revenir à la table des négociations, tant que Moussa ne sera pas libéré », répond notre interlocuteur. Lire la suite