Limogeage de Jean-Marc Heintz ; Naufrage d’une embarcation … L’incohérence en deux actes

Par Eddine Mlivoindro

Jean-Marc Heintz, ex-directeur de l’Anacm et actuel conseiller chargé de l’aéronautique du Président Azali. Source: La Gazette des Comores

A première vue, en dehors de la proximité temporelle, – ces deux événements ont lieu la même semaine-, on ne peut établir de lien, entre le limogeage d’un directeur général, en l’occurrence le patron de l’Anacm, Jean Marc Heintz  et le naufrage d’une embarcation qui a fait trois morts et plusieurs disparus entre Ngazidja et Mwali. Et pourtant, l’un et l’autre portent le sceau de l’incohérence.

L’Affaire Jean-Marc Heintz.

Le limogeage de Jean-Marc Heintz a été accueilli comme une délivrance par des détracteurs ravis de la décision du gouvernement. Du côté de ses partisans qui ne tarissaient pas d’éloges dans sa gestion du dossier AB-Aviation, le silence respire le lâchage. Celui qui a réussi à liguer contre lui, les opérateurs économiques, une partie des élus de la Nation, la moitié des conseillers du chef de l’Etat et une majorité de l’opinion, semblait indéboulonnable. Au point de se faire prêter des accointances particulières avec l’Exécutif, pour tenir tête à tous ceux qui se trouvaient sur son chemin, y compris les députés. Lorsqu’un responsable national de ce niveau cumule autant d’arrogance et de suffisance jusqu’à laisser penser qu’il n’avait pas à répondre de ses décisions à aucune hiérarchie, et encore moins à l’opinion, que dire,  sinon qu’il avait les garanties d’une telle posture. Lire la suite

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Bras de fer Anacm-Compagnies aériennes/ Le RADHI-France dénonce une « politique anti-nationale »

C’est la première formation politique à avoir pris clairement position dans le bras de fer qui oppose, depuis une année déjà,  les compagnies aériennes (AB Aviation et Int’Air îles) et l’Aviation civile comorienne (Anacm). Dans un communiqué publié ce 30 juillet à Paris, le RADHI-France apporte  son soutien « aux investisseurs nationaux victimes des opérations du gouvernement du président Azali, ainsi qu’aux familles qui vont devoir vivre avec le chômage à partir d’aujourd’hui ». Le bureau de cette section du parti de l’ancien ministre Houmeid Msaidie appelle également « l’ensemble des partis politiques à ne pas rester muets face à une politique anti-nationale en attendant une hypothétique entrée au gouvernement, et la société civile à ne pas se laisser endormir par une aide à l’organisation d’Assises Nationales ». Dans son communiqué le RADHI-France n’y va pas avec le dos de la cuillère en fustigeant  « une politique économique qui conduit à l’échec les investisseurs nationaux », en lieu et place de l’émergence promis par le chef de l’Etat. Une politique économique, par ailleurs, responsable des « destructions d’emploi dans ces deux compagnies, 130 emplois pour la seule société INT’AIR ILES » auxquels s’ajoutent plus de 7000 emplois détruits dans la fonction publique », constate le RADHI-France. Le parti demande enfin « au président de la République et à son gouvernement de se ressaisir et de changer de cap en soutenant les opérateurs économiques au lieu de les enfoncer ». Voici l’intégralité du communiqué.

 

FÉDÉRATION RADHI-France

Radhi.france2@gmail.com

COMMUNIQUÉ

30.07.17

La société INT’AIR ILES a annoncé la cessation de ses activités à partir du 30 juillet 2017, ne pouvant faire face aux exigences inconsidérées de l’Agence Nationale pour l’Aviation et la Météorologie (ANACM). Après la mise à mort il y a quelques mois de la compagnie AB Aviation, c’est la deuxième disparition d’une compagnie aérienne comorienne depuis le retour au pouvoir du président Azali, il y a un peu plus d’un an. Et comme par hasard, on nous annonce au même moment l’arrivée d’une nouvelle compagnie qui a les faveurs du gouvernement. Lire la suite