Bras de fer Anacm-Compagnies aériennes/ Le RADHI-France dénonce une « politique anti-nationale »

C’est la première formation politique à avoir pris clairement position dans le bras de fer qui oppose, depuis une année déjà,  les compagnies aériennes (AB Aviation et Int’Air îles) et l’Aviation civile comorienne (Anacm). Dans un communiqué publié ce 30 juillet à Paris, le RADHI-France apporte  son soutien « aux investisseurs nationaux victimes des opérations du gouvernement du président Azali, ainsi qu’aux familles qui vont devoir vivre avec le chômage à partir d’aujourd’hui ». Le bureau de cette section du parti de l’ancien ministre Houmeid Msaidie appelle également « l’ensemble des partis politiques à ne pas rester muets face à une politique anti-nationale en attendant une hypothétique entrée au gouvernement, et la société civile à ne pas se laisser endormir par une aide à l’organisation d’Assises Nationales ». Dans son communiqué le RADHI-France n’y va pas avec le dos de la cuillère en fustigeant  « une politique économique qui conduit à l’échec les investisseurs nationaux », en lieu et place de l’émergence promis par le chef de l’Etat. Une politique économique, par ailleurs, responsable des « destructions d’emploi dans ces deux compagnies, 130 emplois pour la seule société INT’AIR ILES » auxquels s’ajoutent plus de 7000 emplois détruits dans la fonction publique », constate le RADHI-France. Le parti demande enfin « au président de la République et à son gouvernement de se ressaisir et de changer de cap en soutenant les opérateurs économiques au lieu de les enfoncer ». Voici l’intégralité du communiqué.

 

FÉDÉRATION RADHI-France

Radhi.france2@gmail.com

COMMUNIQUÉ

30.07.17

La société INT’AIR ILES a annoncé la cessation de ses activités à partir du 30 juillet 2017, ne pouvant faire face aux exigences inconsidérées de l’Agence Nationale pour l’Aviation et la Météorologie (ANACM). Après la mise à mort il y a quelques mois de la compagnie AB Aviation, c’est la deuxième disparition d’une compagnie aérienne comorienne depuis le retour au pouvoir du président Azali, il y a un peu plus d’un an. Et comme par hasard, on nous annonce au même moment l’arrivée d’une nouvelle compagnie qui a les faveurs du gouvernement.

La suppression de deux compagnies comoriennes pour favoriser des compagnies étrangères est une honte pour tout Comorien qui aime son pays. Au regard de la situation géographique de notre archipel, c’est un crime économique. Au-delà de la fragilisation du secteur privé, du manque de soutien aux initiatives privées, le gouvernement du président Azali a procédé à des destructions d’emploi dans ces deux compagnies, 130 emplois pour la seule société INT’AIR ILES. A cela s’ajoutent plus de 7000 emplois détruits dans la fonction publique. N’en déplaise à ses partisans, qui continuent à soutenir des actions qui sont défavorables à l’économie nationale et qui avantagent des opérations opaques venues de l’extérieur, il y a un vrai décalage entre le candidat Azali qui promettait le plein emploi et qui disait qu’il fallait que les Comoriens comptent d’abord sur eux-mêmes d’une part et d’autre part le président AZALI qui écrase les initiatives nationales et détruit des emplois depuis un an.

À longueur de journée, le président de la République et ses partisans nous chantent la chanson de l’émergence, mais dans les faits nous assistons à une politique économique qui conduit à l’échec les investisseurs nationaux. On peut légitimement se demander quels desseins guident les dirigeants du pays à agir ainsi au détriment des investisseurs comoriens.

La fédération RADHI-France apporte son soutien aux investisseurs nationaux victimes des opérations du gouvernement du président Azali, ainsi qu’aux familles qui vont devoir vivre avec le chômage à partir d’aujourd’hui.

La Fédération RADHI-France condamne fermement cette politique destructrice et demande au président de la République et à son gouvernement de se ressaisir et de changer de cap en soutenant les opérateurs économiques au lieu de les enfoncer.

Enfin, nous appelons l’ensemble des partis politiques à ne pas rester muets face à une politique anti-nationale en attendant une hypothétique entrée au gouvernement, et la société civile à ne pas se laisser endormir par une aide à l’organisation d’Assises Nationales qui risquent d’ailleurs d’être manipulées et détournées à d’autres fins et de dénoncer les entraves qui sont faites aux intérêts nationaux.

Le Bureau de la Fédération RADHI-FRANCE

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