Contribution/ Être émergent 

Par Nidhoir Daoud, blogueur

Il ne faut pas se moquer de l’ambition du Président Azali de faire de l’Union des Comores un pays émergent. Un chef d’État est dans son droit de proposer une vision du pays. Il revient à son peuple par le biais des élus de traduire cette vision à travers une série de programmes législatifs, économiques, culturels…etc.

Attardons-nous sur une condition sine qua non d’un pays émergent: la qualité des infrastructures (routes, ports, aéroports, hôpitaux …etc.). Quelle est la qualité de nos infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires destinées à la circulation des biens et des personnes ?

En 42 ans d’indépendance, nous n’avons presque pas financé sur fonds propres une seule infrastructure sans l’aide internationale. En 42 ans sommes-nous si pauvres à ce point pour ne pas subvenir à un seul besoin ? La réponse n’est pas uniquement financière. Nous avons opté pour la facilité en pensant naïvement que cela est le devoir de nos partenaires extérieurs.

Pourtant nous avons les moyens de financer nos propres routes. Oui nous avons l’argent pour construire un hôpital digne de ce nom!

Comment ?

Nous citoyens disposons d’une machine à imprimer des billets de banque. D’une part nous devons inciter nos députés à voter une loi de finances qui permet à chaque citoyen d’investir et d’épargner à travers des actions d’entreprise ou obligations d’Etat pour construire un hôpital. Cette loi permet à chacun de disposer d’un titre de propriété ou d’investir avec un retour sur investissement sur un bien national. Quel citoyen ne serait pas attentif quant à la préservation de ce bien ? On changerait de paradigme: yiyo tsiya sirikali yiyo yangou= (Ce n’est pas un bien de l’Etat, c’est mon bien, Ndlr)

Le recours à l’emprunt extérieur et aux prêts du FMI nous ruine à cause des intérêts à rembourser. Or combien de lingots d’or dorment dans les villages en attendant le prochain grand mariage? Nous sommes victimes de notre propre avarice. En investissant cet or qui sera sécurisé par une loi nous finançons nos routes tout en évitant au pays de s’endetter à l’extérieur. Cet endettement est l’une des sources de notre appauvrissement qui contraint l’État à rembourser des dettes sans verser les salaires des fonctionnaires.

N’est-il pas sécurisant pour un investisseur étranger de voir que le citoyen a déjà confiance en son système ? Les sommets de Doha, de Maurice ayant promis des milliards d’investissements trouveront une traduction par les actes. Une loi, un engagement citoyen allant du comorien de le rue au chef de l’Etat.

 

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