Le Parc Marin de Moheli, un modèle de gestion participative des ressources

Par Faïssoili Abdou

Plage Itsamia, une des lieux de ponte de la tortue verte, l’espèce phare du parc marin de Mwali. (source: Ulangananyamba.com)

Un petit coin de paradis ! Une zone protégée de 404 km2 au sein de laquelle évolue en total symbiose une riche biodiversité terrestre et marine. Bienvenue au parc marin national de Mwali. La mer bleue, la variété  des espèces marines (divers espèces de poissons, crustacés, étoiles de mer, tortue verte…),  les récifs coralliens et les splendides paysages de ce coin qui se trouve au rive sud de Mwali valent un détour.

Ce site crée en 2001 a permis, en quelques années, de réduire la pression de la présence humaine sur la vie marine mais aussi de développer l’écotourisme de la région. Qu’ils soient des simples touristes, des chercheurs ou des flâneurs, des centaines de gens   viennent ici chaque année à la découverte des tortues vertes qui viennent pondre aux alentours de la plage d’Itsamia. L’argent recueillis à travers cette activité est investi pour améliorer les conditions de vie des villageois de cette zone qui recouvre une douzaine de localités. Il en est ainsi du récent projet d’équipement en panneaux solaires des habitations de la zone, et de l’ouverture d’un dispensaire etc…

Il faut savoir que dès le début les initiateurs de ce beau projet ont opté pour  une« démarche participative de cogestion des ressources du Parc national». Les institutions et les communautés locales travaillent main dans la main dans le développement et le rayonnement de ce site. Les missions du parc sont, entre autres, de « conserver et protéger la biodiversité marine et terrestre de la zone. Engager les communautés locales dans la protection du Parc mais aussi de contribuer au développement et à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales tout en étant en harmonie avec le contexte environnementale», énumère Anfani Msoili, directeur par intérim du Parc Marin.  Les bailleurs de fonds de ce site sont notamment l’Agence française de développement (AFD)-le principal bailleur-, le Pnud, la Commission de l’océan indien (COI) et le gouvernement comorien.

Au quotidien, les riverains devenus « écogardes » ont à leur charge la gestion de l’espace protégé et le contrôle strict de la pêche. Il s’agit ici, d’un modèle de parc national qui allie protection d’un écosystème transfrontalier et implication des associations locales. « La population des différentes localités de la zone du parc se sont très vite approprié le projet en accompagnant le processus de création du parc et de son développement», se réjouit Anfani Msoili.

Sur le vlet actualité du site, on notera la signature en 2015 d’un nouveau décret présidentiel abrogeant et remplaçant celui de 2001. L’objectif étant comme on peut l’imaginer d’adopter les textes avec l’évolution de la situation sur le terrain et ainsi permettre à cet établissement public à caractère administratif de mieux répondre aux enjeux du moment. Les  limites  du site ont été révisées à travers l’extension de la partie marine d’Itsamia vers Mbwamadji pour le côté Nord Est et Miringoni pour le côté Sud ouest. La partie terrestre regroupe tous les villages au dessous de la forêt de crête à l’exception de Djoiezi et une partie de Fomboni.  Dans cette même optique, le processus visant à inscrire l’île de Mwali sur le classement « réserve de biosphère de l’Unesco » a été aussi enclenché.

 

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