Salon international du tourisme et des voyages à Colmar/ Le Collectif du patrimoine des Comores a hissé haut le flambeau comorien

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« Bienvenue aux Comores, je vous invite à venir visiter les Comores, l’un des pays de l’Océan indien à disposer  d’une grande richesse patrimoniale ». Cette phrase, Fatima Boyer, la présidente du Collectif du patrimoine des Comores, l’a prononcé plus d’un millier de fois au 7ème salon international du tourisme et des voyages à Colmar(France) le week-end du 6 au 8 octobre.  L’association qu’elle dirige depuis 10 ans y a tenu un stand aux côtés d’Assiati Saggaf et Hadidja Ahmed Halidi, qui souhaitent se constituer en coopérative pour vendre en Europe et ailleurs le shihondro (nougat des Comores) produit par leurs coéquipières à Mutsamudu. Cette friandise  à base d’arachides, sésame, mélasse, sucre, gingembre et vanille était la « star » du stand tenu par le Collectif du patrimoine des Comores sur lequel était également proposés des paniers d’épices composée de cannelle, vanille et  noix de muscade des Comores. Le Msindzano, le célèbre masque de beauté comorien y était également présent.

Les quelques milliers de flâneurs qui se sont attardés à ce stand ont eu à goûter le shihondro et la plupart d’entres eux, séduits par son goût spécial, sont partis avec un ou deux paquets dans leur besace. « Je vais en faire un cadeau de Noël », a confié une dame.  « Pour la première fois sur ce salon, on a vu un artisanat culinaire venant des Comores », a déclaré la présidente du Collectif du patrimoine des Comores, visiblement très contente.

Assiati Saggaf et Hadidja Ahmed Halidi, sur le stand du Collectif du Patrimoine des Comores

Des visiteurs

Qu’ils l’appellent « shihondro » (à Ndzouani, Mwali et Maoré) ou « bwe la ndjugu » (à Ngazidja), les Comoriens et les étrangers  en visite dans l’archipel raffolent de cette friandise comorienne qu’ils achètent sur les marchés et épiceries, mais se doutaient-ils de sa valeur énergétique et nutritionnelle?  C’est pour répondre à cette curiosité que la présidente du Collectif du patrimoine des Comores a soumis le shihondro à une diététicienne pour son évaluation. Et les résultats présentés par cette spécialiste en nutrition sont séduisants. En effet, une barre de 100 g de shihondro consommée vous procure des protéines, du calcium, du magnésium, de l’oméga 6 et des acides (AGMI et AGPI). Autant de complément nutritionnel qui feront du bien à votre corps.  «Un sportif nous a confié que quand il le consomme avant d’aller au stade, le shihondro renforce son énergie durant et après le sport », témoigne Mme Boyer.

Le stand du Collectif du Patrimoine des Comores était décoré de chiromonis et des cartes présentant les sites du patrimoine des Comores dont l’association se bat depuis 2006 pour obtenir leur inscription sur la liste du patrimoine de l’Unesco. Fatima Boyer, s’est inlassablement ingénié à faire découvrir les Comores aux visiteurs Français, Allemands et Suisses venus à la rencontre de plus de 400 exposants présents au 7eme édition du salon  du tourisme et l’économie solidaire (Solidarissimo). L’histoire de l’archipel, sa situation géographique, la présentation des sites du patrimoine, le rythme est la même à chaque visiteur. « Notre pays n’est pas très connu.  C’est bien pour nous d’être présent dans ce salon, Solidarissimo mais en même temps, nous sommes le parent pauvre de tous les stands qui sont là, parce que les autres ont le soutien de leur gouvernement, d’Ong’s ou de fondations. Mais nous, nous n’avons pas tout cela…», lance la présidente du Collectif du patrimoine au bord de la lassitude.

On soulignera notamment l’imposante délégation Malgache avec plus de quatre stands proposant des objets artisanaux qui sont tenus par des exposants dépêchés spécialement de la Grande île pour venir vendre la destination Madagascar. Le Comité du tourisme de Mayotte était également présent ainsi que l’île de La Réunion. Et pourtant, c’est seulement à l’initiative privée du Collectif du patrimoine des Comores que le  flambeau comorien a été hissé au Salon Solidarissimo. Pour combien de temps, arrivera-t-il à le faire sans aucun soutien ? « Le Collectif vend des idées, des papiers, mais les visiteurs ont besoin de concret. Mais même vendre du concret, le fait qu’ils ne connaissent pas les Comores, c’est toujours difficile de le faire », explique Fatima Boyer suggérant que « c’est en participant régulièrement à de telles manifestations que notre pays réussira à se faire connaître ». Le rideau est tombé sur le Solidarissimo, cela signifie la fin de trois jours d’une intense activité pour les exposants du stand du Collectif du patrimoine des Comores et les autres exposants. Fatima Boyer, Assiati Saggaf et Hadidja Ahmed Halidi, rangent leurs affaires, elles partent avec le sentiment d’avoir accompli leur devoir. « C’est une satisfaction d’avoir présenté le pays », s’est réjoui Mme Boyer… Bonne route.

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