Libre opinon: Quelle hypocrisie?

Docteur Abdou Ada Musbahou, Chirurgien (France)

Des croix rouges sur des commerces appartenant à des Comoriens d'Anjouan. (photo: Said Abdallah Mchangama)

Des croix rouges sur des commerces appartenant à des Comoriens d’Anjouan. (photo: Said Abdallah Mchangama)

C’est triste de constater qu’encore une fois ce sont les mêmes pseudo-intellectuels qui sont payés par les contribuables comoriens, qui utilisent les moyens de l’état pour diffuser régulièrement la haine et le sentiment sectaire sous prétexte de défendre leur tribu. Ce sentiment primaire donc désuet d’une époque révolue, doit être combattu sans complaisance, afin de préserver l’unité nationale.

Quand il s’agit de défendre l’unité nationale, rien ne peut m’empêcher de dénoncer la perversité du billet du directeur d’Alwatwan qui fait honte à notre pays.Certes, il a condamné les exactions répétées, subies par une catégorie de nos citoyens, résidant, dans notre capitale commune, à nous tous, Moroni, comme pour attirer l’attention des ses lecteurs. Car, dans ce même texte avec cynisme d’un autre genre et éloquence sans pareille mesure, notre directeur n’a pas hésité à faire porter la responsabilité des exactions et des humiliations aux victimes de ces actes ignobles et barbares (vols, viols, tortures, expulsions de leurs maison…) dans l’indifférence totale des militaires et de certains hommes politiques qui accompagnaient les séparatistes au moment où ils exécutaient leur mission au solde de je ne sais qui.

Espérons que les historiens nous rappelleront les noms de ceux qui ont profité de cette manipulation sauvage sans précédent dans les annales de notre Histoire.

Force est de constater que notre directeur a occulté sciemment les noms des responsables sinon le nom du chef de la mission punitive alors que ce dernier de même village que le premier a bel et bien reconnu sa responsabilité en sa qualité d’initiateur de l’opération dans un billet publié sur le site mlimadji en 2013. Il a bien dit que tout a commencé après une réunion au club des amis à Moroni, voire archives mlimadji. Ce monsieur a pris directement part dans les opérations pour chasser les Anjouanais de leurs maisons et les victimes n’avaient pas manqué l’occasion de lui rappeler que son action contraste avec le respect et l’humanité de la notabilité de Ngazidja.

Vous avez eu le courage de citer un nom concernant la responsabilité des croix rouges sur les maisons de nos compatriotes originaires d’Anjouan, j’espère que dans un autre numéro, vous nous prouverez votre bonne foi en citant les noms des politiques qui ont tenu en public des propos sectaires lors des dernières campagnes électorales.

Vous n’avez pas le droit d’abuser de votre titre de directeur en vous servant d’un organe de presse public dans le seul but de diviser les Comoriens, en entretenant un sentiment sectaire de haine.Il faut aussi rappeler que votre démarche va dans le même sens que celle d’un leader de Mouroua qui a pointé du doigt voire fustigé une nouvelle catégorie d’électeurs dans la capitale commune de tous les Comoriens. Les élus du Orange, si élus il y a, dans les autres îles doivent aussi s’exprimer par rapport aux propos sectaires de leurs chefs, prononcés dans la capitale avant et au cours des dernières campagnes électorales sous prétexte de s’opposer au JUWA.

Enfin, il revient au gouvernement et plus particulièrement au ministre de l’intérieur de diligenter une enquête pour retrouver les auteurs et/ou commanditaires de marquage des maisons et locaux commerciaux des comoriens d’origine anjouanaise résidant dans leur ville Moroni.

C’est pourquoi, je ne suis pas fier de cette nouvelle génération d’intellectuels et je garde toujours une grande nostalgie pour nos aînés, lesquels, nous avaient légué un pays uni où chaque Comorien avait sa place partout dans l’ensemble du territoire national. Un exemple éloquent méritant d’être rappelé : Djohar frère d’Ali Soilihi a été élu plusieurs fois député à Domoni avant qu’il soit nommé par Ahmed Abdallah comme ministre Anjouanais, dans de différents gouvernements. Ensuite avec son étiquette d’Anjouanais d’adoption qui n’a jamais suscité la moindre contestation, il assuré les fonctions de président de la Cour constitutionnelle avant d’être président de la République.

Sans décourager les intellectuels, je dois avouer que nous avons beaucoup à apprendre de nos aînés  prétendus « moins intellectuels ».

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