Pour le respect de la réglementation sur les transports maritimes inter-îles

Bateau

Par Musbahou Abdou Ada

De tout temps la navigation  maritime  inter-île était assurée par les armateurs Comoriens, d’abord avec les boutres  à voile et des  bateaux en bois  motorisé fabriqués à Mohéli et à Anjouan,  avant l’arrivée aux années 90 des premiers bateaux rapides  de fabrication étrangère.

« Tout allait  bien jusqu’à la venue des armateurs étrangers dans le marché »

Partant du fait que, le bateau est le moyen   de transport le moins  cher, donc bien adapté dans un pays comme le nôtre, certains Comoriens ont pris le risque d’investir dans ce domaine. Tel est le cas de la Comorienne de transport avec Machouwa Express, Ville de Sima, Chissioini, Jasmina, Tratringa pour ne citer que ceux là dont je connais leurs  armateurs. Tout allait  bien jusqu’à la venue des armateurs étrangers dans le marché.

La preuve : nous avons connu Tratringa 1 et 2  puis  Sima 1 et 2… avant l’arrivée de Maria Galantha dans le transport inter-île,  bien  que cette activité soit réservée uniquement  aux armateurs Comoriens. Il ne suffit pas d’embaucher des employés comoriens  pour  l’exploitation  d’un bateau portant un nom Comorien ou un autre, pour  se permettre de  clamer que l’armateur  est  aussi Comorien. Je le dis aujourd’hui haut et fort que  Maria Galanta, Citadelle et  Gombassa   dont l’armateur est Réunionnais appartient à un millionnaire Malgache comme Zanzibar 1 et Zanzibar 2 gérés  par un Comorien appartiennent à des Tanzaniens. En fait les Comoriens servent de paravent.

« L’intérêt du Comorien se limite à son portefeuille et au contenu de son assiette »

En effet, les  lois  réglementant ce transport maritime existent, malheureusement tout le monde ferme les yeux pour laisser des bateaux étrangers opérer illégalement dans les eaux Comoriennes aux  détriment  du seul  armateur  Comorien  qui  n’a pas encore mis   la clé sous la porte comme  d’autres  l’ont fait avant lui, tel est le cas de Tratringa, Ville de Sima Jasmina,  Chissioini, Koropa  et j’en passe. L’indifférence complice des  gens  montre encore une fois la légèreté  du Comorien et son manque de patriotisme.  L’intérêt du Comorien se limite à son portefeuille et au contenu de son assiette. Que le pays soit vendu ou malmené cela lui importe peu. Pourvu qu’on ne touche pas directement  à son poste.

Je dirai haut et fort qu’il est inacceptable que des  bateaux  étrangers comme les   Zanzibar 1 et 2 ou Maria Galantha, Citadelle et Gombessa continuent  à concurrencer illégalement les armateurs Comoriens tout en bravant les lois de la république.

Ainsi, les  prétendus efforts  des autorités pour encourager  les entrepreneurs Comoriens  tranchent avec  leur complaisance envers  la concurrence déloyale  des armateurs étrangers   aux dépens  de la navigation  maritime inter-île, un savoir-faire séculaire  qui risque de disparaître, pour cause : le non respect à la réglementation sur le transport inter-île.

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