France-Comores / Diplomatie « Le remplacement de Lacoste est une sanction »

 

Philippe Lacoste, Ambassadeur de France aux Comores

Philippe Lacoste, Ambassadeur de France aux Comores

Actualités.

Trois courtes années et puis s’en va. C’est par un décret signé le 9 juillet dernier que le président français François Hollande a officialisé la nomination du diplomate d’origine Guadeloupéenne,  Robby Judes, administrateur civil hors classe, en qualité  d’« ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de l’Union des Comores, en remplacement de Philippe Lacoste, appelé à d’autres fonctions ». En poste depuis  2011, Philippe Lacoste n’aura passé que trois années de mission dans l’archipel.

Dans leur édition du lundi 14 juillet, nos confrères du journal Alwatwan ont surtout retenu « l’image d’un diplomate aguerri » laissé par ce représentant de l’Etat français aux Comores. « Sur  des nombreuses questions litigieuses entre les Comores et la France il a su tirer avec habilité son épingle du jeu », ont-ils souligné. Et pourtant, à Moroni, nombreux sont ceux qui pensent que ce remplacement est en fait, « une sanction ». « Lacoste est sanctionné. Normalement, il était prévu qu’il parte en 2015. Il n’a pas à ce jour d’affectation.  Il va dans un placard à moins qu’il arrive à plaider sa cause lors du passage de Hollande à Moroni », rapporte une source bien informée sous couvert de l’anonymat. Notre interlocuteur croit savoir que les problèmes du diplomate viendraient du comportement de son épouse. « On l’accusait d’être inefficace. Mais c’est surtout à cause de sa femme qui régentait tout. Elle s’imposait au service de la coopération et décidait de tout alors qu’elle n’y avait rien à voir », relate-t-il. Une posture que n’appréciait guère le personnel de l’ambassade de France à Moroni qui a vite fait de lui trouver un pseudonyme. « Ils en avaient marre et la surnommait l’impératrice  », confie notre source.

 Rabia-Bekkar Lacoste, la femme de Philippe Lacoste est arrivée à Moroni en compagnie de son mari. Cette socio-anthropologue, chercheure à l’IRD (institut pour la recherche et le développement) occupe depuis 2013, le poste d’experte pour la recherche et le partenariat auprès du président de l’Université des Comores (UDC).  Au sein de cette institution certains enseignants se plaignent également du « comportement insupportable »   de cette femme qui se comporte « en présidente bis ». « A l’UDC à part une petite coterie et le président qui laissait faire, elle a humilié bon nombre d’enseignants comoriens, se comportait en présidente bis. Tout cela est arrivé à Paris », dévoile notre interlocuteur. « Beaucoup de Comoriens et Français sensibilisaient Paris sur le risque d’un scandale », a-t-il confié. Et c’est peut-être cela qui a alerté les hautes autorités françaises qui ont rapidement réagi…

F.A

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